Changer les plaquettes de freins, CBR 600 RR

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Ma petite dernière est une Honda CBR 600 RR. Elle a presque 7000 km et son réservoir de liquide de frein commence à se vider. En parallèle, j’ai comme l’impression bizarre d’avoir une assistance au freinage (ABS) sous la pluie qui m’oblige à desserrer la poignée de frein par moment. Mais je n’ai PAS de câble de capteur ABS qui traîne sur mes étriers… Et ce bruit étrange qui émane du disque avant : rrrrrrrrrh.

Il est temps de s’inquiéter de l’état de mes plaquettes de frein. Un simple contrôle visuel me confirme que je n’ai plus de plaquette à l’avant. Un aller-retour au magasin Honda, 2 jeux de plaquettes à 90 EUR, 1 pote motard, 1 béquille avant et on s’attelle au changement des plaquettes de frein.
Tout d’abord, les freins à piston, comment ça marche ? C’est un peu comme sur un camion (je l’ai déjà fait sur un camion et des voitures, mais jamais sur une moto), en plus accessible.
Quand on enclenche la poignée de frein, le liquide de frein est envoyé dans les durites. Ce liquide est incompressible et résistant aux hautes chaleurs, ce qui lui permet de presser contre des pistons. Ces pistons vont pousser les plaquettes de frein sur les disques, ce qui va freiner la rotation des roues.

On prépare de quoi nettoyer les étriers et le disque :
- du nettoyant freins : le GS 27 en bombe est de type alcoolique qui s’évapore très vite. C’est très pratique pour ne pas laisser de tâche sur le parking de la résidence.
- une brosse à dents neuve (récupérée dans un hôtel)
- 1 petit crayon pour nettoyer les trous des disques de frein
- 2 torchons en microfibre subtilisés à Monsieur. Si il vous choppe, il s’écriera “Doudou, t’as tué mes torchons pour faire le ménage !” Sinon, frottez-les à la lessive, ça dégraisse les torchons et ça détache les ongles.

On choisit ses outils :
- le combo clé de 14 + tournevis cruciforme + clé Allen
- l’outil ultime : le Sam et ses embouts multiples, le coffret tellement complet que les douilles hexagonales s’arrêtent au numéro 13… F***k !Changer les plaquettes de freins, CBR 600 RR

On étudie la question bien en profondeur en prévoyant :
- de quoi compléter le niveau du liquide de frein. Le liquide de frein doit être adapté à sa moto et son utilisation. Ma moto étant préparée piste, j’ai du DOT 5 dans les durites, alors qu’il est préconisé du DOT 4.
- de quoi protéger la peinture contre la corrosion du liquide de frein
- de quoi se protéger ses petits genoux fragiles de fille contre la dureté du sol

On démonte dans l’ordre : le bocal de liquide de frein.
C’est tout bête mais il faut tourner le guidon pour accéder à la petite vis du couvercle. On protège le réservoir, la poignée et tout ce qu’il y a autour. On ouvre le bocal, on enlève le caoutchouc anti-débordement, et à l’aide d’une seringue (à Doliprane) on réserve un peu de liquide de frein (dans un bocal Hédiar).

D’abord l’étrier principal (celui de droite, juste sous le levier de frein) : il se retire grâce à 2 boulons fixant l’étrier à la fourche. On retire l’étrier du disque. On retire les 2 vis qui servent d’axe de maintien des plaquettes dans l’étrier. Et on constate l’usure de ses plaquettes…

On enclenche le levier de frein pour faire ressortir les 4 pistons. Surveillez bien le niveau du liquide de frein qui va descendre. Si le niveau de liquide est trop bas, de l’air va s’infiltrer dans les durites de frein et vous gagnez une purge des freins. On constate le boulot de nettoyage qui doit faire changer la couleur noire des pistons en couleur d’acier.

Quand c’est propre, on remet les anciennes plaquettes dans l’étrier et on pousse avec une clé pour faire revenir les pistons. Tout en douceur. Surveillez toujours le niveau du liquide de frein qui va remonter.

Montez les plaquettes de frein neuves dans l’étrier. Ajustez sur le disque et fixez sur la fourche. Easy !

Idem pour le second étrier. Remarque : ces plaquettes sont moins usées que sur le premier étrier de frein.

Quand tout est resserré, on commence à enclencher doucement le levier de frein et on pompe. Le niveau du liquide de frein va descendre, il remplit les durites et resserre les pistons des étriers jusqu’à ce que les nouvelles plaquettes (plus épaisses) touchent les disques. Surveillez toujours le niveau !

On ajuste le niveau de liquide de frein dans le bocal, on referme et c’est fini.

Attention :

- on freine doucement sur les premiers kilomètres
- on ne laisse pas de trace de graisse ni d’huile sur ces disques de frein
- on nettoie les torchons de Doudou avant qu’il ne s’en rende compte.

Merci à Philippe et Moto Mag pour le tutoriel !

V.

Harley-Davidson au féminin

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Harley-Davidson : une marque connue, reconnue, légendaire… Mais comme dans toute légende, la part de vérité est souvent plus fine que celle du mythe. Alors comme dirait Dr Henry Jones Junior (Indy pour les intimes), « allons rechercher les faits » et vivre l’expérience par nous même.

AuFeminin.com m’a demandé d’interviewer Laurent, un concessionnaire Harley-Davidson, avec en prime, l’essai de la Forty-eight en couleur Hard Candy. L’interview vidéo est disponible ici.

Tous mes amis motards étaient prévenus. Mais comme la plupart sont des pistards en sportive, ils sont plutôt moqueurs face à un « twin poussif » (sic). M’en fout, moi je suis content:encodede d’essayer, ainsi la légende ne se fera pas sans moi !

J’arrive avec ma CBR sur le parking d’Harley, c’est encore vide…. Mais petit à petit, le magasin se remplit et ma Titine blanche commence à se faire remarquer au milieu des motos noires et cuirs.

Le look est important. On me fait essayer : une veste ultra sophistiquée avec ceinture lombaire intégrée (on ne rigole pas, j’ai un pote qui en porte une), le casque jet siglé, les lunettes-ventouses à verres transitions (qui varient en fonction de la luminosité)… Je flash même sur des bottes à talon (à 350€… humm).

Interview vidéo avec Laurent (HD Borie) et Vincent (MK Multimédia)

Interview vidéo avec Laurent (HD Borie) et Vincent (MK Multimédia)

L’interview se passe super bien, Laurent est plutôt détendu, le travail avec l’équipe de tournage MK (des amis) est efficace, bref, j’arrive enfin à l’essai. Je choisi une Forty-Eight pour la position des pieds : c’est celle avec les commandes les moins avancées. La position est droite et le guidon vers le bas, ce qui me met assez vite à l’aise. Alors non seulement je vais essayer une HD, mais en plus c’est une 1200cm3 ! Et ouais mes louloutes, même pas peur !

A l’allumage, c’est le moteur qui m’explose dans le ventre. Oui, je lâche un sourire, on peut même dire un méga smile ! Au départ, c’est pédalage dans la semoule : je cherche les repose-pieds 2-3 secondes avant de pouvoir passer la seconde. Ils sont là-bas, devant, loin devant… il faut s’asseoir pour les toucher. Ah oui, il faut rester les fesses sur le siège sur cette moto. Du coup, les premiers virages sont assez déroutants, mais les derniers ronds-points gardent des traces du repose-pied !

Au final, je dirais que c’était facile. Une assise confortable, un moteur qui part tout seul et qui ne demande qu’à rouler, une direction douce, une garde au sol basse et du coup la maniabilité est irréprochable. Hormis au démarrage, je n’ai pas eu de grosses sensations, pas de peur, pas d’adrénaline, juste du plaisir à rouler. Cette idée nourrit bien la légende.

Puis, j’ai repris ma CBR, mon petit 600 si léger et si vif. Elle, c’est du gin-fizz alors que la Forty-Eight serait un Baileys, c’est une granny-smith à croquer comparée à une forêt noire gourmande…

La Forty-Eight Hard Candy :-)

La Forty-Eight Hard Candy :-)

Harley-Davidson: famous brand, recognized, legendary … But like with any legend, the truth is often a finer part than the myth. So as Dr. Henry Jones Junior (Indy for short) said, « find the facts » and experience by ourselves.

AuFeminin.com asked me to interview Laurent, from Harley-Davidson, with the bonus of testing the Forty-Eight in Hard Candy color. See the video interview on auFeminin.com

All my bikers’s friends were warned. But like most racers, they like sportbikes, they are rather mocking with a « twin wind-broken » (sic). I don’t care, I’m happy to try and legend will not be without me!

I arrived with my CBR at the Harley-Davidson’s parking lot, it was empty …. But little by little, the store was filling and my white Titine started to get noticed among the motorcycles : black and leathers.

The look is important. I try: an ultra sophisticated jacket with integrated lumbar belt (don’t laugh, a friend of mine wears one), the jet helmet, glasses with transition glasses (which vary depending on the brightness ) … I even flash on heeled boots (€ 350.. hummm).

The interview goes great, Laurent is rather relaxed, working with the MK crew (friend of mine) is top effective, I finally test the bike. I chose a Forty-Eight for the position of the feet is that with less advanced commands. The location is right down the handlebars, which puts me at ease quickly. So not only I am trying a HD, but it is a 1200cm3! Yeah, not even scared!

At start, the engine blows me in the stomach. Yes, I have a smile, one might even say a mega smile! Initially, I am pedaling in the semolina: I search the footrests 2-3 seconds before finding the second gear. They are there, in front, far far ahead … must sit for touch. Ah yes, we must remain buttocks on the seat on this bike. So, the first corner is quite confusing, but the last roundabouts keep traces of the footrest!

In the end, I’d say it was easy. A comfortable seat, a motor that starts itself and just waiting to drive along, smooth direction, a low ground clearance and suddenly the handling is impeccable. Except at startup, I have not been feeling great, no fear, no adrenaline, just fun to ride. This idea feeds well the legend.

Then I take my CBR again, my little 600 so light and lively. She’s a gin fizz while the Forty-Eight is a Baileys. As a crunchy Granny Smith compared to a greedy Black forest pastry …