Levain naturel : comment nourrir Bobby ?

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Ce post est spécialement dédié à Philippe qui me garde gentiment Bobby le levain. Philippe, tu vas pouvoir regarder Bobby dormir, tu auras la joie de le réveiller chaudement, lui donner la becquer tendrement et le regarder joyeusement buller. J’aurais pu déshydrater mon levain, mettre les paillettes dans un petit pot puis les réhydrater en rentrant. Mais je n’aurai plus eu le même affect avec mon Bobby :-(

levain-naturel

Bref, voyons plutôt quand, comment, pourquoi nourrir Bobby, où le mettre à dormir, etc.

Comment nourrir le levain naturel ?

1/ Mettre le pot de levain sur la balance, tarer.
2/ Ajouter le même volume en farine bio T110.
3/ Ajouter ce même poids en eau du robinet, à température ambiante.
4/ Le levain naturel va manger et digérer. Cette activité le fait buller. Il prend du volume : + 1/3, voire le double.
5/ Quand il a fini, le levain retombe. Cela prend environ 6 à 10 heures.

Quand nourrir le levain naturel ?

Plus le levain a faim, plus il a une odeur acidulée. Une couche de liquide jaune peut apparaître sur le dessus. Ce n’est rien, il suffit de le mélanger à nouveau.

On peut le nourrir :
- dès qu’il a fini de digérer, c’est à dire après l’étape 5. C’est ma technique pour le multiplier rapidement avant de faire un pain. (Pour 500 g de farine, il faut 150 g de levain naturel.)
- une fois par semaine, si on le laisse dormir au réfrigérateur.

Où le levain naturel peut-il dormir ?

1/ A température ambiante, le levain naturel préfère les zones à l’ombre et tempéré. On évite aussi les courant d’air pendant qu’il mange. Mais le levain aura faim plus souvent, il faudra le nourrir au moins toutes les 48 heures.

2/ Au réfrigérateur, le levain se met au ralenti et s’endort. Il faudra le réveiller au bout de 6 jours en le sortant à température ambiante. Quand il se sera réchauffé, on peut le nourrir.

Si t’as une question , n’hésite pas à m’envoyer un mail ou me laisser un commentaire (j’espère avoir accès à mon admin à Shanghai).

Have fun !

PS : N’hésite pas à tenter ta recette de baguette. En générale, avec la technique 1-2-3, on fait 150 g de levain + 300 g d’eau + 450 g de farine. Bibi !

Voyage au Maroc, la suite

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Lundi chez Martine et Poulou

Nous partons pour la Vallée de l’Ourika. Deux heures de routes sinueuses, à contempler des paysages sublimes entre les montagnes de la chaîne de l’Atlas et la vallée de Marrakech. La route grimpe, grimpe… nous allons jusqu’au bout de la route. Elle s’arrête à Setti Fatma, là où commence la fameuse ascension des 15 cascades. Il y a là de fabuleuses randonnées à faire, qui durent plusieurs jours même, jusqu’aux portes du désert.

Sur le bord de la route du village, il y a un escalier qui descend presque à pic sur la rivière Ourika. C’est l’entrée de Martine et Poulou. Ils nous accueillent dans leur maison d’hôte qui porte très bien son nom « Au bord de l’eau ». On est « wahou » « wow » et autre « c’est trop beau !». La lumière de la vallée joue avec les gouttelettes projetées par la rivière, le vert des feuilles, le gris des pierres… Je suis bien là.On profite de l’après-midi pour se balader jusqu’à un village que nous n’atteindrons jamais. Peur de la nuit, du froid et du fait d’être « perdu » à la campagne. On est bien mieux autour de l’immense cheminée de Poulou.

Mardi : les 7 cascades

Le petit déjeuner n’est pas servi avant 9h car il faut attendre que le boulanger arrive au village. Je crois n’avoir jamais mangé un petit déjeuner aussi délicieux : du pain frais et chaud, les msmes (crêpes) de Fatima, du miel et de la confiture de figue. Un bon café noir, toujours ce feu de cheminée… On est prêt à affronter le trekking jusqu’à la 7e cascade.

Je n’ai pas les mots pour décrire tout ce qu’on a admiré : des paysages époustouflants de beauté et d’immensité, des falaises à pic étourdissantes, de larges clairières au tapis vert et moelleux et même des singes jouant dans les noyers.

On a un soleil magnifique qui nous réchauffe. On ne sent pas la fatigue, à peine la faim ou la soif : notre pique d’endorphine est à son top niveau ! Au point que je ne fais pas attention et glisse dans un ruisseau à l’eau glacée. Il est temps de rentrer :-(

Une bonne douche brûlante, quelques vêtements propres et me re-voilà près du feu de cheminée. Une bouteille de Cabernet Sauvignon accompagne le délicieux couscous au poulet de Fatima. En dessert, Poulou nous a préparé un moelleux aux noix. Sa fameuse recette secrète que j’arrive à lui arracher après d’ardues parties de Scrabble.

Mercredi, le retour sur Marrakech

La nuit est agitée. On a pris froid hier. C’était évident qu’il ne fallait pas se dévêtir pour déjeuner ! Mais on était tellement content:encoded, on voulait être à l’aise pour faire nos sandwichs de VQR au thon et pour décortiquer cette énorme grenade. Bref, on est malade.Le cœur serré et avec beaucoup de regret, nous quittons la Vallée de l’Ourika, beaucoup trop tôt. Dans la voiture de Mohammed, on est silencieux, repensant à tout ce qu’on a vu et à tous ce qu’on fera lorsqu’on reviendra.

De retour au Riad Qodwa et dans cette immense chambre / appartement, on en profite pour se reposer beaucoup et longuement. On repense nos valises (2 bagages cabines), on liste les cadeaux et on s’affole sur le nombre de musées et de trucs touristique que nous n’avons pas fait. Il faudra revenir au Maroc !

Voyage au Maroc, la suite

Jeudi c’est fini

On prend la première navette pour le centre de Marrakech et on enchaîne : Palais Badi, musée, shopping artisanal, jus d’orange sur la place et pâtisserie orientale.

C’est bon, tout est bouclé, on tire sur les fermetures, on ressort les manteaux, les pulls et on rentre à Paris…

Riad Qodwa (tenu par Ousni)
route 2012 Sidi Abdallah Ghiat Km 12
Route du Golf royale
Marrakech 40000, Maroc

Au Bord de l’eau (tenu par Martine et Poulou)
Douar Assgaour km59 route de l’Ourika
Setti Fatma (Marrakech), Maroc

Voyage au Maroc, entre Marrakech et la Vallée de l’Ourika

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Sous un joli soleil couchant, nous atterrissons sur le tarmac de l’aéroport international de Ménara. Le Maroc nous accueille avec l’appel à la dernière prière ; nous sommes immergés de suite dans une ambiance spirituelle et apaisante.

Mohammed du Riad Qadwa est venu nous chercher. Il nous emmène sur la route de Sidi Abdhoula Ghiat à 15 km de Marrakech : c’est rustique, calme, exactement ce qu’il nous faut. Nous sommes installés dans une « chambre avec terrasse » de 30 m² – excusez, mais c’est la taille de mon ancien appartement. Nous faisons la connaissance de la très sympathique équipe d’Ousni.

Vendredi Saint, le restaurant gastronomique Dar Moar

Le lendemain, c’est Vendredi saint. Pas grand chose d’ouvert sur Marrakech le matin, alors nous allons flâner dans la Kasba. Là, il y a la Coopérative des femmes qui travaillent l’argan pour en faire de l’huile et de la pâte à usage cosmétique. (L’huile comestible est issue du pressage comme l’huile d’olive.)

Puis nous profitons d’un hammam en duo au « 5 couleurs ». Il n’était pas assez chaud à mon goût, trop pour l’Homme du nord. C’est bien la première fois que je me fais laver de la tête aux pieds : plus propre c’est pas possible ! Il s’en est suivi la première et dernière séance de pédicure de ma vie. La pédicure s’inscrit désormais dans ma liste des choses inutiles et chronophage, c’est-à-dire : à bannir.

Voyage au Maroc, entre Marrakech et la Vallée de l'OurikaAprès un déjeuner rapide mais délicieux de brochettes et viennoiserie, on se promène place Jemaa El Fna, au souk, on visite les tombeaux Saadiens, puis on prend un thé à l’Arbousier et enfin un verre au Café Arabe. Il pleut, ce n’est pas évident, mais on est tellement content:encoded d’être là, alors on s’en fout et on se dirige vers le restaurant gastronomique Dar Moar.

Alors, la gastronomie marocaine, c’est comment ? Un service impeccable, des gens qui sourient, un orchestre discret, une jolie terrasse en hiver réchauffée par la lumière des bougies… Et puis :

Voyage au Maroc, entre Marrakech et la Vallée de l'Ourika- Dix-sept hors-d’oeuvre chauds et froids. Présentées dans des minis tajines de toutes les couleurs top kawaii, chacune a sa spécificité. Il y a même un confit d’oignon à l’eau de rose.

- Pleins de petits pains berbères aux graines et aux céréales

- Une pastilla de pigeon en tajine : c’est succulent ! Le mélange des épices est juste, c’est moelleux, fin et consistant à la fois. En accompagnement, on a le choix entre un couscous de semoule de blé ou bien d’orge. L’orge est plus gros et plus moelleux. Le blé est plus « sec » et soyeux en bouche.

J’ai choisi un vin gris de Meknès Domaine de Sahari. Il est fruité et légèrement acidulé. Avec ces mélanges d’épices et de sucré-salé, c’est un bon compromis.

Nous rentrons repus au riad avec la navette de Mohammed.

Samedi Vache-qui-Rit et dromadaires


Le lendemain, nous nous perdons dans les ruelles étroites de Marrakech en voulant acheter du pain et de la Vache-qui-Rit (le menu officiel du Marrakchi). On se retrouve au Cyber Parc, où l’Homme se fait baratiner par un monsieur qui lui parle de foot. Il nous indique le chemin puis demande à son nouvel ami une pièce. Mais en fait, ce que tu ne sais pas, c’est que c’est moi le porte-monnaie et que moi, le foot, j’y connais rien.

On finit par arriver au Jardin de Majorelle après avoir traversé le nouveau quartier de Ghéliz. Nous sommes d’accord : si on nous offre la maison, on de dit pas non, par contre, on ne l’achèterait pas. Dans l’ensemble, c’est joli et très bleu (bleu Majorelle), plein de cactus et de bambous phalliques et le sol est une grande dalle de ciment rouge.

Voyage au Maroc, entre Marrakech et la Vallée de l'OurikaOn en profite pour aller faire quelques emplettes chez Acima (le Auchan local) avant de prendre un taxi qui nous emmène à la Palmeraie. Là, on se laisse aller pour un tour de dromadaire.

Je m’explique : le dromadaire c’est top, je n’en avais jamais fait avant (je crois). Le dromadaire dans une palmeraie en cours de plantation, c’est une idée du Génie-du-tourisme pour réussir à exploiter un champs de palmiers en pleine ville, où il n’y a strictement rien à faire. Le tour de dromadaire dans la Palmeraie à 350 Dirham c’est… sans commentaire… Mais c’est cool, on a fait du dromadaire ! (Il nous faudra absolument revenir pour faire du dromadaire dans le désert.)

Il est trop tard pour aller à la Tannerie, le taxi nous dépose donc au Jardin du Minaret. On profite de cette fin de journée pour dénicher à dîner pas trop cher (pour le coup). Et on se retrouve avec le meilleur tajine que je n’ai jamais mangé : le tajine de poulet aux olives et citron confit (au Bakchich café, sur la Place Jemaa el Fna prendre à gauche du restaurant Le Marrakech). Quelques pâtisseries et un thé après, la navette nous ramène. Ousni nous accueille et nous passons une charmante nuit à refaire le monde.

Voyage au Maroc, entre Marrakech et la Vallée de l'Ourika

Dimanche : jour de marché

Le dimanche matin, il nous emmène au marché de Sidi Abdhoulat Ghiat. C’est un marché aux mille et une senteurs et aux mille métiers. Ousni nous explique qu’une seule fois par semaine, il est possible pour les villageois d’acheter des légumes, de la viande, des épices, de se faire raser ou encore de faire réparer chaises et chaussures.

L’Homme se fait raser de très très près. Tandis que je me mange une frite par un petit garnement, qui se prend en retour une belle taloche par un grand. Ça c’est fait. Ousni nous invite à partager une délicieux tajine au bœuf cuit au charbon. Je suis fan du pain berbère et de ces énormes morceaux de courges et de pommes de terre dans les plats !

Nous repartons en bus pour le centre ville de Marrakech.

Après quelques heures de flâneries au souk (il n’y a vraiment rien à faire sur cette place !). Il est (enfin) l’heure de dîner. C’est assez drôle de se faire alpaguer et harceler par presque n’importe qui dans la rue. Toujours avec le sourire, une petite blague bien placée voire une flatterie… J’ai envie de sourire en retour et de blaguer avec eux. Mais je me retiens de parler à tout le monde car il va bien falloir choisir un restaurant.

Et nous choisissons le restaurant Brahim 2, celui qui affiche fièrement le logo du Guide du Routard. C’est une grossière erreur touristique : ambiance musicale, couscous peu épicé et service hypocrite. C’est assez cher pour ce type de prestation. D’ailleurs, la clientèle parlait essentiellement hollandais ou français.

… La suite la semaine prochaine…Voyage au Maroc, entre Marrakech et la Vallée de l'Ourika

Le moelleux aux noix selon Poulou (Setti Fatma)

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 A Setti-Fatma (vallée de l’Ourika, Maroc), nous avons fait la connaissance de Martine et Poulou. Elle, la Belge, et lui, le Portugais, nous accueillent dans leur maison d’hôte Au bord de l’Eau.

L’endroit est féérique ! Après un étroit escalier, on arrive quasiment les pieds dans la rivière de l’Ourika. L’endroit est calme, vert et pailleté de lumière.

A la tombée de la nuit, il fait un peu frais. Alors, on se se réfugie près du feu de leur immense cheminée qui domine la salle à manger. On y déguste le délicieux couscous au poulet de Fatima, accompagné d’un verre de Cabernet Sauvignon du Meknès (bien mieux réussi que le Merlot à mon goût).

En dessert, Poulou nous amène son moelleux aux noix… et pour tous, ce gâteau est une révélation ! Je vous en livre ici la recette en exclusivité. Je dis en exclusivité parce qu’il paraît qu’il a toujours refusé de donner la recette à qui que ce soit, même à Martine. Il se pourrait que j’ai eu cette honneur suite à une victoire (improbable) au Scrabble.

Suite à une profonde réflexion, ainsi qu’à diverses conversions de tasse en grammes, j’ai légèrement modifié la recette. Mais il paraît qu’il est tout aussi moelleux, tous aussi bon, voire très bon !


Le moelleux aux noix d’après une recette de Poulou :
- 1 yaourt nature
- 80 g de noix en poudre
- 250 g de sucre “vanillé” (avec une gousse de vanille infusée)
- 150 g de farine
- 5 g de levure chimique
- 3 oeufs avec les blancs battus en neige
- 50 g de beurre fondu.

Mélanger les jaunes d’oeufs avec le sucre, ajouter le beurre fondu, puis le yaourt.

Ajouter la levure, la farine et enfin les blancs d’oeufs battus en neige.

Pour 12 gâteaux individuels, faire cuire à 150°C pendant 20 min environ.

Le moelleux aux noix selon Poulou (Setti Fatma)

At Setti Fatma (Ourika Valley, Morocco), we have met Martine and Poulou. She, the Belgian, and he, the Portuguese, welcome us in their guest house at « Au bord de l’eau ». The place is fairy-like ! After a narrow stairway, we reach almost the feet in the Ourika river. The place is quiet, green and glittery light .

At nightfall, it ‘s a bit cool. So we take refuge by the fire of their huge fireplace that overlooks the dining room. We taste the delicious chicken couscous of Fatima, accompanied by a glass of Cabernet Sauvignon wine from Meknes (although better than the Merlot) .

For dessert, Poulou brings us his soft nuts cake… and for all, this cake is a revelation! Exclusively let me give you here its recipe. I said exclusive because it seems he has always refused to give the recipe to anyone, even to Martine. It could be that I had this honor after a (unlikely) victory at the Scrabble game .

Following a deep reflection, and various conversions from cups to grams, I slightly modified the recipe. But it seems it is as soft, as good to very good !

The soft nuts cake from the Poulou’s recipe :
- 1 yogurt
- 80 g of walnut powder
- 250 g of sugar with vanilla
- 150 g of of wheat flour
- 5 g of baking powder
- 3 eggs with the stiffly beaten egg whites
- 50 g of melted butter .

Mix the egg yolks with the sugar, add the melted butter and the yogurt.

Add baking powder, flour and finally the beaten egg whites.

For 12 individual cakes, bake at 150°C for about 20 min.

La feuille de brick c’est magique !

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Quand j’ai des invités pour apéritif-dînatoire, il faut que je prépare des bouchées. Que mettre à l’intérieur ? Quelle forme leur donner ? Quelle texture ? Quelle couleur ? STOP La réponse ultime est (non pas le chiffre 42) la feuille de brick.

Avec un reste de légume, un reste viande, un bout de fromage ou un morceau de pomme et des pépites de chocolat, la feuille de brick sublime tout ! L’enveloppe croustillante et légère dévoile son contenu dès le premier croc. On peut présenter la brick seule ou avec de la sauce : au yaourt, au piment ou la tomate. On peut la cuire au four ou à la poêle. A la friteuse aussi, à vos risques et périls pour vos artères.

Concernant le pliage, on peut faire presque tout ce qu’on veut : aumônière, cigare ou cigarette, triangle ou samoussa, des paquets tout simplement.

Hier soir, je suis allée au cinéma voir The Hobbit. Ainsi, nous avons dîné léger avec les poules des bricks carotte-chèvre et carotte-saucisson de Lyon.

La feuille de brick c'est magique !


When I have guests for dinner-aperitif, I must prepare little appetizers. What to put inside? What form to give them? What texture ? What color? STOP The ultimate answer is (not the number 42) the brick dough leaf.

With a remainder of vegetable, of meat , a piece of cheese or a slice of apple and chocolate chips, the brick leaf sublime any remainder The crispy and light shell reveals its content:encoded from the first hook. We can present the brick alone or with sauce : yogurt , chili or tomato. It can be baked or pan. Use also a fryer at your own risk for your arteries.

Regarding folding, you can do almost anything you want: purse, cigar or cigarette, triangle or samossa, packet simply.

Last night I went to the cinema to see The Hobbit. Thus, we dined lightly with hens : bricks of carrot – goat cheese and carrot – sausage of Lyon.

Spaghetti al nero di sepia, à l’encre de seiche

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Il fait noir, il fait froid… Pas envie de cuisiner pour une personne, pas envie de tomber dans la facilité d’une soupe en sachet trop salé, trop sucré, trop faut arrêter les conneries !

Alors on fouille les placards sans trop de convictions, cherchant quelque chose de plus motivant qu’un paquet de chips (trop salé, trop gras, trop facile). Et là, le graal brille dans le noir derrière les lentilles du Puy : des spaghettis à l’encre de seiche (oui des spaghettis noires qui brillent dans le noir, je sais.).



Depuis que j’ai emménagé avec quelqu’un, je n’ai pas osé proposer des pâtes noires avec un fort goût iodé. Moi j’adore, mais ça m’étonnerait que quelqu’un qui rebute à manger du poisson séché apprécierait. Et puis j’aime aussi son odeur de cuisson : j’aime sentir la mer qui bout :-)

Et une belle assiette de pâtes pleine de couleurs chics et de parfums chocs, ça remonte le morale comme quand on déroule des chaussettes en laine jusqu’aux cuisses. C’est quand même plus glam de trainer en bas de laine qu’en jogging.

Pour une assiette de spaghetti à l’encre de sèche, carotte et oignons nouveaux :
- 100g de spaghetti à l’encre de seiche
- 1 cuillère à café de graines de sésame grillées
- 1 carotte coupées en juliennes
- 1 ou 2 oignons nouveaux en rondelles
- 1 gousse d’ail
- de l’huile d’olive et du sel

Mettre à cuire les pâtes. Faire sauter les légumes dans l’huile d’olive avec la gousse d’ail. Ajouter les spaghettis cuites avec une louche d’eau de cuisson. Servir et saupoudrer de graines de sésame.

Accompagner d’un verre de Loupiac.

It’s dark , it’s cold … Do not want to cook for just one person, not want to fall into the ease of a dry soup : too salty, too sweet, to stop the bullshit ! Then we search in the cupboards without much conviction, looking for something more exciting than a pack of chips (too salty, too fatty, too easy). And there, the grail glows in the dark behind the Puy’s lentils : squid ink spaghettis (yes, black spaghettis that glow in the dark, I know).

Since I moved in with someone, I did not dare propose black pasta with a strong iodine taste. I love it, but I doubt that someone who puts off eating dried fish may appreciate. And I also love the fragrance of cooking : I like to smell the sea boiling :-)

And a nice plate of pasta full of chic colors and shock fragrances makes the moral rolled up like wool socks up to the thighs. It is still more glam to linger in woolen stockings than in a jogging pant.

For a plate of squid ink spaghetti with carrot and onions :
- 100g of squid ink spaghetti
- 1 teaspoon of toasted sesame seeds
- 1 carrot, cut into julienne strips
- 1 or 2 spring onions, sliced
- 1 clove of garlic
-
Olive oil and salt

Cook the pasta. Sauté vegetables in olive oil with garlic. Add cooked spaghetti with a ladle of cooking water. Serve and sprinkle with sesame seeds.
Serve with a glass of Loupi
ac.

Spaghetti al nero di sepia, à l'encre de seiche

Filet de colin sauce sucrée-salée au curry

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J’ai trouvé une belle idée de sauce au curry sur Marmiton.org C’est tout bête, il suffisait d’y penser : faire un roux comme base de sauce. Les épices grillent dans le beurre, on allonge de bouillon de poisson et hop, une sauce onctueuse pour napper des filets de poisson blanc !

Voici donc une sauce au curry sucrée-salée pour sublimer des filets de colin surgelés.



Sauce au curry et corin d’abricot pour 2 personnes :

- 4 filets de colin surgelés
- 1/2 litre d’eau
- 2 échalotes
- 1 gousses d’ail
- 20 g de beurre
- 20 g de farine fluide
- 1 cuillère à soupe de curry
- 1 cuillère à soupe de corin d’abricot
- 1 cuillère à soupe de persil
- sel et poivre

Faire un court-bouillon avec les échalotes coupées en deux, et la gousse d’ail dans 1/2 L d’eau. Laisser bouillir 2 min puis plonger les filets de poisson. Cuire 5 min à l’ébullition.

Faire chauffer le beurre, ajouter le curry et le poivre grossièrement concassé, puis la farine. Cuire un roux et ajouter petit à petit le bouillon jusqu’à obtenir une sauce épaisse. Ajouter le corin.

Ajouter les filets de poisson, donne un coup de bouillon. Bien enrober les filets de sauce puis saupoudrer de persil haché.

Servir de suite avec du riz blanc.

I found a great idea of curry sauce on Marmiton.org It’s so easy, it was enough to think about : make a roux-base sauce. Spices are toasted in butter, elongating fish broth and there is a creamy sauce for white fish fillets !

Here is a sweet and sour sauce curry to sublimate frozen hake fillets.

For 2 people:
- 4 frozen hake fillets
- 1/2 liter of water
- 2 shallots
- 1 garlic clove
- 20 g of butter
- 20 g of flour
- 1 tablespoon of curry
- 1 tablespoon of apricot corin
- 1 tablespoon
of parsley
- Salt and pepper

Make a broth with hallved shallots and the clove of garlic in ½ L of water. Boil for 2 minutes then dip the fish fillets. Cook 5 minutes from boil.

Heat the butter, add the curry and pepper coarsely crushed, then the flour. Cook a roux and gradually add the broth to obtain a thick sauce. Then add the corin.

Add the fish fillets, make it boiled a bit. Coat fillets with the sauce and sprinkle with chopped parsley .

Serve immediately with white rice.

Château La Roque de By 2003 Médoc

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Il y a des vins qu’il ne faut pas juger trop rapidement. Surtout ceux qui n’ont pas respiré depuis une dizaine d’années. Ce Médoc du Château la Roque de By n’est pas un Cru Bourgeois comme son compère d’embouteillage, le Château La Tour de By.

La capsule de la bouteille est en aluminium lourd.Le bouchon est long et joliment teinté de violet. Cela annonce toujours de bonnes nouvelles olfactives.

Dans le premier verre, dès l’ouverture, le taux d’alcool est encore très élevé. Il fait monté des parfums assez vifs de bois et de fleurs. Mais sa couleur était légèrement oxydée et ses arômes très enfermés encore. Pour moi, tout cela était logique, on venait juste de faire sortir le bouchon.

Bref, cette bouteille de La Roque de By fut lâchement remplacée au dîner par un Grand Cru Chilien d’Apalpa de 2010. Très intéressant, très fort (supérieur à 14%vol), trop jeune. Il a donc été placé en carafe. Il était parfait au bout de 3 heures.

Finalement, après avoir reposé 24 heures dans sa bouteille, il était ouvert. Avec un nez de confiture de rose, une agréable pointe de fraîcheur à la fleur de violette. Côté bois, la senteur de départ s’est adoucie et me rappelle le patchouli.

Au goût, il est moins acide que la veille, le tanin est doux et sucré. Ce vin me rappelle les myrtilles que l’on picore en rentrant du marché.

Je pense qu’il aurait fallu passer ce vin en carafe pour l’ouvrir rapidement, au risque de l’éventer. Mais au moins, il aurait eu la chance de monter à table.

There are some wines that cannot be judged too quickly. Especially those who have not breathed for a decade. This Médoc from Château La Roque de By is not a Cru Bourgeois as his bottling accomplice, the Chateau La Tour de By.

The cap is heavy aluminum. The cork is long and beautifully colored by purple. It always gives good news for olfactives feelings.

In the first glass from the opening, the alcohol level is still very high. It raises some pretty sharp scents of wood and flowers. But his color was slightly oxidized and presented very still locked aromas. For me, it all made ​​sense, the cork was just left.

In short, this bottle of La Roque By was loosely replaced by a 2010 Chilean Grand Cru from Apalpa Valley. Very interesting, very strong (higher than 14% vol), too young. It was therefore placed in a carafe. It was perfect after 3 hours.

Finally, after standing 24 hours in the bottle, La Roque By had opened. With a nose of rose jam, a nice touch of freshness due to violet flower. Wood side, the scent of departure is softened and remembers patchouli.

To taste, it is less acidic than the day before, the tannin is soft and sweet. This wine reminds me of blueberries that are pecking on the way from the market.

I think we would have had to poor this wine in a decanter to open it faster, with the risk of fanning. But at least he would have had the chance to come on dinner table.

Shanghai Ô-rage !

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Shanghai (China)

Il fait déjà trop chaud pour travailler : à 8h du matin, un bon 27°C, un vent chaud et violent… Je prédis l’orage ! Et bien entendu, j’ai oublié de fermer les fenêtres.

Shanghai (China)
It’s already too warm to work: at 8AM, a good 27 ° C, warm and strong wind … I predict the storm! And of course, I forgot to close the window
s.

Shanghai Ô-rage !

À 18h, les rues sont inondées et le métro est bondé.

At 6PM, the streets are flooded and the subway is crowded.

Shanghai Ô-rage !

Le secret du riz-haricot rouge : le bois d’Inde

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Le riz-haricots rouges est un plat antillais ultra simple. Son secret, c’est le bois d’Inde ! Une simple feuille de bois d’Inde peut donner un parfum de caractère à une plâtré de féculent. C’est l’accompagnement idéal pour le vivaneau rôti ou du poulet columbo.



C’est lors d’une promenade en Martinique qu’une amie me l’a présenté. Elle s’arrête au milieu de la route, lève le nez au vent et s’écrit : “oh du bois d’Inde !” Les feuilles de cet arbuste sentent le clou de girofle et le cumin. (La Martinique est assez magique pour ça : il suffit de lever les bras pour cueillir du tamarin et de se baisser pour ramasser des figues de Barbarie. )

On en a pris quelques branches et on les a fait séché. Quelques mois après, je les retrouve au fond de mon tiroir à épices. Un délices de souvenirs et de rayons de soleil :-)

Pour 4 portions de riz-haricots rouges :
- 125 g de riz long grain
- 250 g de haricots rouges en boîte
- sel, poivre blanc
- ½ feuille de bois d’Inde

Faire cuire le riz avec la feuille de bois d’Inde. En fin de cuisson ajouter la boîte de haricots rouges avec le jus.
Egoutter et assaisonner de sel, (de purée de piment) et de poivre blanc.

Petite astuce de mon amie en Martinique : faire de l’huile parfumé en enfermant quelques feuilles de bois d’Inde dans une bouteille d’huile d’olive. C’est top sur des salades !

Le secret du riz-haricot rouge : le bois d'Inde

Secret of rice-red beans : the Jamaica pepper tree

The rice – red beans is a very simple West Indian dish. Its secret is the leaves from the Jamaica pepper tree! A single leave of it can gives character to a dish of starch. This is the perfect accompaniment to roast snapper or chicken columbo.

It was during a walk in Martinique that a friend introduced it to me. She stopped in the middle of the road, the nose up into the wind and said: « oh Jamaica pepper tree » The leaves of this tree smell cloves and cumin. (Martinique is so magic for this: just raise his arms to pick tamarind and bend down to pick prickly pears.)

We took a few branches and dried out the leaves. A few months later, I find them in the bottom of my spice drawer. A delicious memories and some sunshine :-)

For 4 servings of rice – red beans:
- 125 g of long grain rice
- 250 g of red beans in tin
- Salt, white pepper
- ½ leave of Jamiaca
pepper tree

Cook the rice with the leave . When cooked add the tin of red beans with juice.
Drain and season with salt (pepper puree) and white pepp
er.

Little tip from my friend in Martinique: make flavored oil by enclosing few sheets of Jamaica pepper tree in a bottle of olive oil. This is great on salads!

Le Pauillac 2009 des Carruades de Lafite

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Déguster une bouteille provenant du Château Lafite, cela peut m’arriver parfois. Malgré ce que l’on peut imaginer, le plus probable est que cette dégustation est lieu à Shanghai, à plus de 10 000 km de la propriété. Ce fût dans une chambre fermée d’un restaurant Taïwanais (je trouve les plats et les odeurs plus délicates que les restaurants chinois classiques), avec une équipe de palais commerciaux à « éduquer ».

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Pour la petite histoire, Carruades de Lafite s’écrit toujours un « S » car il désigne le Plateau des Carruades (carrières de pierre) attenant au château. Depuis le 17e siècle, le Château Lafite est la propriété de la famille Rotschild. La famille acquiert le Plateau des Carruades en 1845. Celui-ci produit déjà son propre vin. Les Rotschild se l’approprient comme second vin sous le nom de Moulin des Carruades. Ce n’est qu’en 1980, qu’il prend le nom des Carruades de Lafite.

Le Pauillac Carruades de Lafite est produit à hauteur de 20 à 30 000 caisses par an (15 000 pour le 1er Cru Château Lafite-Rotschild). Il se compose grande partie de Cabernet Sauvignon, puis de Merlot, Cabernet Franc et Petit Verdot (j’adore ce nom, il est trop kawaï). 80% du « vin » est vieilli en barrique 16 à 20 mois.

Concernant le millésime 2009, il a été vendangé assez tard dans le mois de septembre, ce qui lui vaut un tanin très mûr, très prometteur mais peu accessible jeune.

Du coup, pour parfaire la dégustation, je l’ai fait décanter une heure et demie, le temps de faire une dégustation comparative des blancs du marché chinois et de manger les hors-d’œuvre froids. Le site Internet de Château Lafite conseille deux heures de décantation et une dégustation entre 16 et 18°C. Je pense qu’il faut bien cela. Les dernières gorgées en fin de soirée l’ont prouvé !

Malgré l’impatience, la dégustation a été agréable et instructive. Le parfum de violette, l’odeur de l’essence d’amande amère, la couleur pourpre… tous étaient au rendez-vous. Le paradoxe avantage/inconvénient des vins connus est la pseudo découverte/confirmation de ce que l’on dit de ces vins.

En effet, je confirme que c’est un vin d’une excellente qualité aromatique, chaque parfum a sa place, que le tanin est mûr, que la « mâche » est ronde et agréable comme un voile de velours. Et en même temps, je découvre la finesse et l’élégance du vin, comme j’apprécierai la compagnie d’un gentleman en soirée. Peut-on flirter avec un vin ?

Restaurant taïwanais : Jing TaiWan (Taïwan d’or)
219 Wending road, Xuhui district, Shanghai

Ceci est une patte d'oie confite. C'est assez fort au goût, mais surtout assez compliqué à déguster avec des baguettes.

Ceci est une patte d’oie confite. C’est assez fort au goût, mais surtout assez compliqué à déguster avec des baguettes.

Tasting a wine coming from the Lafite Rotschild Castle may arrived to me. Despite of probability, it may arrived more often in Shanghai, more than 10 000 km far from the castle. Last time, it was in a closed chamber, in a Taïwanese restaurant, making the « education » of sales people’s palates.

For the story, Carruades de Lafite is always written with a « S » because it is about Carruades (stone quarries) plateau, adjoining to the castle. Since the 17th century, Lafite’s castle had been the Rotschild Family property. The family bought the Carruades plateau in 1845. It was already producing its own wine. Rotschilds decided this wine to become their second wine and called it « Moulin des Carruades ». The wine was named « Carruades de Lafite » un 1980, only 30 years ago.

There is 20 to 30 000 cases of Pauillac Carruades de Lafite per year (15 000 cases for 1er Cru Château Lafite-Rotschild). It is made by Cabernet-Sauvignon, Merlot, Carbernet Franc and Petit Verdot (this name is so cute!). 80% of the wine is aged in barrel from 16 to 20 months.



2009 vintage was harvested a little bit late in September. That brings it ripe tanin taste which is hopeful for aging. To have a perfect tasting, I put the wine in a decanter for half and a hour, enough time to taste white wines from chinese market with cold hoers-d’oeuvre. Château Lafite website advises 2 hours for decantation and a temperature tasting between 16 and 18°C. I think this wine needs it, the last sips prouve it !

Despite the impatience, the tasting is enjoyable and informative. The scent of violets, the smell of bitter almond, purple color … all things are there where we are waiting for them. The paradox advantage / disadvantage of the wellknown wine is the discovery / confirmation of what is said about these famous wine.

Indeed, I can confirm that this is a wine with great aromatic quality, each flavor has its place, the tannin is ripe, the « mash » is nice and round like a velvet veil. At the same time, I discovered the delicacy and elegance of the wine, as I appreciate the company of a gentleman in the evening. Can you flirt with a wine?

Taiwanese restaurant : Jing TaiWan (Gold Taïwan)
219 Wending road, Xuhui district, Shangh
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Tomates confites à l’huile d’olive

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C’est la saison des apéro sur le balcon : après s’être inondé de soleil, on en veut encore ! Profitons des derniers rayons de la journée avec des petites choses estivales à picorer. J’aime proposer des produits originaux et j’aime surtout que cela ne me coûte pas un bras à chaque fois. (J’aime beaucoup les apéro.)

Forcément des tomates confites c’est bien, fait soit même c’est mieux (idem pour les fromages marinés). Je prévois de grandes quantités pour en faire des piques au fromage, des pains spéciaux, des tartines ou encore des fougasses.



Pour préparer des tomates confites, il faut s’y prendre à l’avance. On commence en se procurant des tomates allongées séchées. Soit on en passe des fraîches au four ou au déshydrateur, soit on profite d’un séjour chez les copines à Fréjus pour en acheter du tout prêt (du tout sec).

La veille, verser sur les demi-tomates séchées de l’eau bouillante et couvrir.

Le lendemain, bien les égoutter. Puis mettre en pot avec des aromates. Il faut bien recouvrir le tout d’huile d’olive, secouer légèrement pour faire échapper les bulles d’air et fermer hermétiquement.

Conserver dans le noir pendant une à deux semaines. Plus on attend, meilleur c’est !

J’ai choisi une huile d’olive vierge toute simple, quelques feuilles de laurier (piquées aussi chez une copine à Nevers) et des gousses d’ail.



Confit tomatoes in olive oil

It’s the aperitif season on the balcony: after sun-drenched, we want more! Enjoy the last sunbeams of the day with little things to peck. I like to offer original products and I especially like that it does not cost me an arm each time. (I am loving french « apéro ».)

Necessarily confit tomatoes are good, and better home made (same for pickled cheese). I plan to make large quantities to use it on pikes cheese, breads, toasts or focaccia.

To prepare the tomatoes, you have to make it in advance. It begins by providing dried elongated tomatoes. Either bake fresh tomatoes in the oven or the dehydrator, or you can enjoy a stay in Frejus friends to buy it.

The day before, pour boiling water on dried tomato halves and cover.

The next day, drain well. Then put in a pot with spices and aromates. It must be covered by olive oil, shake gently to avoid any air bubbles and close tightly.

Store in the dark for one to two weeks. The longer we wait, the better the taste!
I chose a simple virgin olive oil, a few bay leaves (also stitched at a friend’s in Nevers) and garl
ic.

Le Caballo Loco n°13

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Le Caballo Loco n°13 est un vin chilien issu du système Solaris. Brett Jackson, le winemaker de la Vina Valdivieso, a mis au point ce grand vin grâce aux nombreux domaines que possède la maison Valdivieso. En effet, cette dernière possède des terres du nord au sud du Chili. Ainsi, Brett choisit chaque année d’assembler les meilleurs vins pour en faire un nouveau numéro (ou pas). Puis il garde une partie de ce vin pour l’assembler avec le vin au numéro suivant. Vous me suivez ?

Par exemple, dans le Caballo Loco n° 13, il y a presque 50% du vin issu du Cabollo Loco n°12. Dans le n°12, il y a presque 50% du n°11, dans le numéro 11, il y a du n°10… Plus le numéro du Caballo Loco est élevé, plus il est intéressant.

Mais un numéro ne correspond pas à un millésime. D’abord parce que légalement ce n’est pas possible avec du vin issu des vendanges précédentes. Et puis parce que selon la qualité des vendanges, il n’y a pas un nouveau numéro chaque année.

Bref, tout cela pour dire que ce vin est d’une complexité aromatique détonante ! Dès l’ouverture, c’est de la poudre de fusil qui nous saute au nez, puis doucement viennent les épices chaudes comme le poivre et le musc, la fraîcheur du réglisse, le bouquet suave de roses. Et c’est magnifiquement changeant jusque 4 heures après l’ouverture.

En bouche, c’est tout aussi complexe. Je ne retiendrais que la cerise noir et les fruits mûrs, un fond de poivron et la douceur du tanin qui finit longuement sur une note de confiture de datte. Le tout avec un goût de vin bien sûr.

Pour déguster un tel vin, je suis retournée chez Noble House (restaurant installé dans un manoir espagnol de Shanghai). Et comme à chaque fois, les mets que j’y ai dégusté furent à la hauteur du vin.

Assiette de charcuterie séchée en cheminée

Assiette de charcuterie séchée en cheminée

Verre de Chardonnay, poisson séché en sauce aigre-doux, consommé de baby chou chinois et noix de Saint-Jacques

Verre de Chardonnay, poisson séché en sauce aigre-doux, consommé de baby chou chinois et noix de Saint-Jacques

Noble House
Building n°1, n°46 Anting road, Xuhui district, Shanghai

The Caballo Loco number 13 is a Chilean wine made with Solary system. Brett Jackson, the winemaker for Vina Valdivieso, has developed this great wine thanks to the many vineyards that Valdivieso has. Indeed, it owns lands from north and south of Chile. Thus, Brett chooses each year to assemble the best wines to make a new number (or not). Then he keeps part of this wine to assemble with the next number wine. Following ?

For example, in the Caballo Loco number 13, there is almost 50% of the wine from Cabollo Loco number 12. In No. 12, there is almost 50% of No. 11, in No. 11, there is No. 10 … Higher is the Caballo Loco’s number, more the wine is interesting.

But number does not match with a vintage. First, because legally it is not possible with the wine assembled with previous vintages. And because according to the quality of the harvest, there is not a new issue every year.

Anyway, this wine is an explosive aromatic complexity! Upon opening, this is the gunpowder that jump in the nose, then gently come hot spices like pepper and musk, the freshness of licorice, sweet bouquet of roses. And it is beautifully changing up to 4 hours after opening.

In the mouth, it is equally complex. I would remind the black cherry and ripe fruits, a background of pepper and the sweetness of tannin which eventually hold a note of datte jam. With a wine taste of course.

To taste this wine, I went back to Noble House (restaurant in a Spanish mansion in Shanghai). And as always, the food that I tasted there were at the height level of the wine.

Noble House
Building No. 1, No. 46 Anting Road, Xuhui District, Shan
ghai

Bruxelles, la ville plaisir

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Pourquoi choisir Bruxelles comme destination week-end ?

Bruxelles, la ville plaisir

- parce que c’est à trois heures de Paris en voiture
- parce que le centre ville historique se visite en une journée à pied, même quand il pleut
- parce qu’on adore la BD
- et parce qu’on y mange super bien !
(je suis allergique à la bière)



On y mange notamment de très bonnes frites fraîches à la graisse de boeuf. Notre QG s’est établi chez Fritland en plein quartier piéton du centre : Rue Henri Maus 49, métro Bourse. Il est immanquable. Et même qu’il est très bien placé pour repérer le fameux bar La Bécasse, caché au fond d’une petite ruelle.

La ville est plutôt animée, avec des trésors cachés à chaque coin de rue : des category, des illustrations et même des noms de rue qui font hommage au monde de la BD. Les quartiers touristiques font bonne figure mais les restaurants aussi. Les proportions sont gargantuesques ! Plateaux de fruits de mer, brochettes de viande et autres rations de friture font peur.

Nous sommes allés nous réfugier Chez Vincent. Un bistrot qui n’a l’air de rien vu de l’extérieur, mais en pleine effervescence à l’intérieur. Un conseil : réservez ou revenez plus tard. L’ambiance cantine y est très sympa, avec un bar de service au milieu de la salle. Le personnel y termine les cuissons et le dressage. Une fois assis, nous avons attendu près d’une heure en sirotant une bouteille de Saint-Estèphe 2007 (tant qu’à faire…).

Bruxelles, la ville plaisir

Enfin, notre côte de boeuf Angus est arrivée : cuisson parfaite. Accompagnée de pommes duchesse géantes (j’adore les pommes duchesse avec des morceaux de patate dedans et aromatisées à la muscade !), avec option “sauce béarnaise ou salade”.

“- Vous voulez dire ‘sauce béarnaise ou sauce salade’ ?
- Non, je dis bien ce qui est écrit : sauce ou salade
- Euh… et en accompagnement ce sera pomme de terre ou salade ?
- Non madame, en accompagnement, c’est pomme de terre ! Où cherchez-vous le problème ?
- Pas de problème, on prendra pomme de terre, sauce et salade.”

En effet, la “salade” est une salade composée tellement saucée qu’elle peut servir à la place de la Béarnaise. Par contre, pas de moutarde, sauf si on prend des frites

Chez Vincent, Rue des Dominicains 8, métro De Bruckere, téléphone :+32 2 511 23 03

Chez Vincent, Rue des Dominicains 8, métro De Bruckere, téléphone :+32 2 511 23 03

Nous avons aussi tenté la gastronomie belge. On s’est fait plaisir en réservant une petite table au restaurant Le Passage, une étoile au guide Michelin. Ambiance feutrée et dynamique à la fois, un service discret et souriant. J’ai beaucoup ri et apprécié chaque instant. Même à descendre aux toilettes (2 fois) à cloche-pied à cause d’une tendinite.

Tous les plats sont respectueux des produits, d’une surprenante fraîcheur. Les assiettes sont des arrangements simples de multiples saveurs, comme le concert d’un orchestre philharmonique. Un moment de dégustation simple et complexe à la fois, que du bonheur !

Bruxelles, la ville plaisir

Nous avons pris une bouteille d’Auxey-Duresse (Bourgogne). J’en étais tombé amoureuse chez Couron à Nevers ! Puis, on a continué avec une bouteille à emporter (voiture oblige, mais comptée moitié prix) de Minervois noté 98/100 par Robert Parker. Le sommelier nous a préparé la bouteille et on a emprunté 2 verres à l’hôtel. La soirée était parfaite.

Le menu du mois de mai :

- Sashimi saumon (avec une pétale de truffe printanière dessus :-) et tartare de thon rouge (zeste d’orange et de citron), artichaut, pommes vertes

- Langoustine à la plancha et cannelloni de langoustines, asperges rôties au parmesan, jus de langoustines, noilly, pourpier et kari gosse

- Ananas et bananes caramélisés au sucre de canne, mousseux au citron kalamansi (calamondin pour les fleuristes) et gaufre de Bruxelles (épaisse et croustillante)

Avenue J & P Carsoel 17, 1180 Bruxelles (Uccle)
A 15 minutes en voiture du centre de Bruxelles quand on veut bien écouter le co-pilote
Tel: +32 2 374 66 94

Bruxelles, la ville plaisir

Why Brussels as a weekend destination?
- Because it is three hours from Paris by car
- Because the city center can be visited in one day by foot, even when it rains
- Because we love comics
- And because the food is awesome!
(I
‘m allergic to beer)

Almost, we can eat very good french fries cooked in beef fat. Our headquarters was established in Fritland in pedestrian central area: 49 Henri Maus street, Metro Bourse. It is inevitable. And even that is very well placed to identify the famous La Bécasse pub, tucked in a small alley.

The city is quite lively, with hidden treasures around every corner: category, artwork and even street names are a tribute to the comic’s world. The tourist areas are doing well but also restaurants. The gargantuan proportions! Trays of seafood, meat kebabs and other frying rations scared us.

We went refuging to Chez Vincent. A bistro that does not look like anything seen from the outside, but buzzing inside. Tip: book a place or come back later. The canteen atmosphere is very nice, with a bar service in the middle of the room. The staff there completes the cooking and dressing. Once seated, we waited nearly an hour sipping a bottle of Saint-Estèphe 2007.

Finally, our Angus prime rib arrived: perfectly cooked. With giant Duchess potatoes (I love the duchess potatoes with chunks of potato in and flavored with nutmeg!), With option « béarnaise sauce or salad. »
« - You mean ‘béarnaise sauce or salad dressing’?
- No, I mean what is written : sauce or salad.
- Uh … and accompanying will be potatoes or salad?
- No, madam, in accompaniment is potatoes! Where is the problem you are looking for?
- No problem, we will have potatoes, sauce and salad.  »
Indeed, the « salad » is a salad so dressed that it can be used instead of any sauce. By cons, no mustard, unless
we have french fries…

Chez Vincent
8 Dominicans Street, metro De Bruckere, phone: +32 2511 23 M
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We also tried the Belgian gastronomy. We had the pleasure to book a small table at Le Passage a Michelin star restaurant. Cozy atmosphere and dynamic at the same time, discreet and friendly service. I laughed a lot and enjoyed every moment. Even going down to the toilet (2 times) hopping on one feet because of a tendinitis.

All dishes are respectfull to products, a surprising freshness. The dishes are simple arrangements of multiple flavors, as a Philharmonic concert. A simple moment of tasting and complex at the same time, what a pleasure!

We took a bottle of Auxey-Duresse (Burgundy). I had fallen in love with it at Couron in Nevers ! Then we continued with a bottle to take away (car requires, but counted half price) Minervois noted 98/100 by Robert Parker. The sommelier has prepared the bottle and we borrowed two glasses at the hotel. The evening was perfect.

Menu of the month of May:
- Sashimi (with a petal of spring truffle above :-) and red tuna tartare (orange peel and lemon), artichoke, green apple
- Lobster a la plancha and langoustine cannelloni, roasted asparagus with parmesan, juice scampi noilly, purslane and kari kid
- Pineapples and bananas caramelized sugar, sparkling lemon and kalamansi, Brussels waffle (thick
and crispy)

Le Passage
17 J & P Carsoel avenue, 1180 Brussels (Uccle)
15 minutes drive from the center of Brussels when listening to the co-pilot
Tel: +32
2 374 66 94

Côtes de porc sauce au poivre avec des pleurotes et de la ciboule chinoise

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Parfois, on prend une recette, on sait que ce n’est pas la bonne, mais on y croit quand même, persuadée que cela fera l’affaire… mais en fait non. Et là, on dit “merci le recyclage” ! Voici la recette-sauvetage des Côtes de porc à la sauce au poivre et pleurote, recyclage de sauce au poivre ratée. Le recyclage consiste à affiner le fort goût du bouillon de boeuf en ajoutant des tiges de ciboule chinoise fraîche.

La ciboule chinoise (jiu cai 韭菜 ou bong he dans les épiceries asiatiques) a un goût aillé. Elle parfume plus délicatement que les gousses d’ail : le goût est fin et sucré, la couleur est verte et appétissante. Et les garçons trouvent cela très poétiques parce qu’on consomme la tige surmontée des fleurs encore enfermées dans un bourgeon unique.

- “C’est quoi ça [dans l’assiette] ?”
- “C’est une fleur :-)”

Pour 4 côtes de porc à la sauce au poivre et pleurote :
- 200 g de pleurotes
- 4 belles tiges de ciboule chinoise
- 4 côtes de porc
- 500 ml d’eau
- 1 cube de bouillon de boeuf
- 40 g de beurre
- 20 g de farine
- 1 cuillère à soupe de poivre noir en grain

Concasser grossièrement les grains de poivre, déchirer les pleurotes en lanières, couper la ciboule en tronçons de 2 cm

Faire un roux avec le beurre et la farine. Ajouter l’eau petit à petit, puis le cube de bouillon et le poivre. Laisser mijoter 2 min.

Faire griller les côtes de porc à grand feu dans une sauteuse. Puis les retirer et remplacer par les pleurotes et la ciboule. Quand l’eau de végétation est évaporée, ajouter la sauce au poivre, remettre les côtes de porc et laisser mijoter 5 à 10 min jusqu’à ce que la viande soit tendre.

Servir avec du riz thaï (sans beurre !)

Côtes de porc sauce au poivre avec des pleurotes et de la ciboule chinoise

Sometimes, I take a recipe, I know that it is not the good one but I really want it to be OK… but it is not. Then, say “thanks to recycling” ! This is the rescue-recipe of Porc loin steacks in pepper sauce with pleurotes, a failed pepper sauce recycling. The operation consists on refining the hard beef broth taste by adding fresh Chinese chives.

The Chinese chives (jiu cai 韭菜 or bong he in Asian grocery) has a garlic taste. It has a more delicate parfum than real garlic : the taste is fine and sweet, the color is green and appetizing. And boys like the poetic way of eating the stem with all little white flowers still enclosed in a unique bud.

- “What is this [in the dishe] ?”
- “It’s a flower :-
)”

For 4 porc loin steacks with pepper sauce and pleurotes :
- 200 g of pleurotes (oyster mushrooms)
- 4 long Chinese chive stems
- 500 ml of water
- 1 beef broth cube
- 40 g of butter
- 20 g of flour
- 1 spoon of black pepper grains

Pound pepper grains, rip mushrooms and cut the chives to 2 cm.

Make a roux with butter and flour. Add water little by little, the broth and the pepper. Let simmer 2 min.

Grill the steacks in a large pan, removal and add mushrooms and chives. when the water released, add the pepper sauce and the meat, let stew 5 to 10 min till the meat become tender.

Serve with Thaï rice (without butter !)

Galette des rois à la frangipane à l’orange, partie 2

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Galette des rois à la frangipane à l'orange, partie 2

Cette recette s'appuie sur une idée de Silvia du blog Savoirs et saveurs. Heureusement qu'elle m'a donné cette idée : entreprendre une galette des rois à Shanghai n'est pas si évident.

C'est marrant de voir comment Destinée (si on peut l'appeler ainsi) arrive à croiser les gens. Elle est sûrement aidée de Hasard, comme on dit, il sait si bien faire les choses. Silvia est une ancienne collègue de l'époque où j'étais « graphiste, ajustement technique » entre l'Inde et la France pour une société d'e-learning. On s'est retrouvé quelques année plus tard en mode IRL alors qu'elle venait d'ouvrir son blog et que je travaillais chez Marmiton.org

Recette de la galette des rois à la frangipane à l'orange, pour 12 parts :
– 140 g d'amandes natures mixées le plus finement possible
– 100 g de sucre blanc
– 3 oeufs (120 g avec coquille, les œufs en Chine sont touts petits)
– 75 g de beurre fondu
– le zeste d'une demie orange haché
– Pour dorer : un fond de lait froid reconstitué avec un sachet de "cream" Nescafé (le café ici se boit avec de la poudre blanche et beaucoup de sucre)
– une pièce de 1 jiao en guise de fève
– environ 600 g de pâte feuilletée maison

Préchauffez le four à 200°C. Attention : un four ça s'expérimente, surtout en Chine. Généralement, il faut allez jusqu'à 240° pour avoir du 210°…

Comme il n'y a pas de papier sulfurisé non plus, beurrez et farinez un moule à tarte. Etalez la moitié de la pâte feuilletée et foncez le moule. Piquez à la fourchette.

Mélangez tous les ingrédients de la frangipane. Versez sur la pâte. N'oubliez pas de poser la fève.

Etalez la seconde moitié de la pâte, puis piquez à la fourchette (avant de la poser sur la galette c'est mieux), et posez la sur la galette.

Soudez bien les 2 pâtes ensemble. Badigeonnez du bout des doigts toute la surface avec du lait. Puis enfournez pour 30min à 1h suivant le four.

Pas de panique pour la pâte feuilletée ; gardez la foi. La galette va gonfler, les bords vont feuilleter, la première couche va légèrement dorer et craqueler ; l'attente devant la porte du four est jouissive !

Galette des rois à la frangipane à l'orange, partie 2

Dégustez encore tiède : le parfum de l'orange est un délice. Et le beurre… mmmhhhh le beurre…

Il nous restait un fond de bouteille de Sparkling rosé demi-sec et un peu de Loupiac, mais on a dû les offrir à une cliente. On a donc choisit d'un thé « rouge » du Yunnan (thé noir à la française), toujours parfait avec un dessert.

This recipe comes from an idea of Silvia (Savoirs et saveurs blog). Fortunately she gives me that idea : undertaking a King’s pie un Shanghai is not so abvious !

It is funny to see how Destiny (let me give it a name) can cross people paths. She may be helped by Chance, people said it knows how doing it well. Silvia was a colleague when I was an e-learning graphique designer, working between India and France units. And we met many years after, thanks to an IRL moment when she opened her blog and I was working at Marmiton.org

Recipe for a 12 parts King’s pie, garnished with orange tasted frangipane cream :
– 140g of nature almond finely mixed
– 100g of white sugar (there is a lot of sugar colors in China)
– 3 eggs (120g with eggshell, Chinese eggs are very small)
– 75g of butter
– half orange chopped peel
– to gold the pie : a little bit of cold milk reconstituted with a “Nescafé cream” sachet (here, the coffee is drunk with white powder and a lot of sugar)
– an 1 jia
o coin as a fève
600g of puff dough home made

Preheat the oven at 200°C. Be carreful : a oven must be test. In China, you may heat to 240°C to have 210°C…

Here, there is not greaseproof too, so put butter and flour in a pie plate. Flatten half of the dough and put it in the plate. Pick it with a flok.

Mix all the ingredients of the frangipane cream. Pour it in the plate and don’t forget the fève.

Flatten the second part of the dough, pick with fork, it is easier before spread it on the pie. Weld the 2 doughs, brush a little bit of milk.

Put into the oven and wait for 30 min to 1 hour. It depends, but keep the faith. The pie will puff, the border is going to be laminated, the first layer gonna gloden… waiting in front of the oven's door is like knocking at that of heaven !

Have it still warm : the orange’s parfum is so delicious, and the butter… mmmhhhh… the butter…

We keep a little bit of Sparkling Rosé and Loupiac white wine, but we offer it to a customer. So, we choose a “red tea” from Yunnan (you may know it as black tea), always perfect with a desert.

Galette des rois à la frangipane à l’orange, partie 1

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J'aime la galette, et vous ne devinerez jamais comment : faite maison et garnie d'une généreuse frangipane. En arrivant à Shanghai, j'avais très envie de tirer les rois avec mon cousin et mes collègues qui apprennent le français.

Mais c'était avant d'essayer de leur expliquer les faits et les effets de la chose. D'après la photo, mes interlocuteurs chinois imaginèrent «un gros pain avec un papier doré posé dessus ». Bon, recommençons par le commencement.

La galette est une pâtisserie feuilletée, donc croustillante sur le dessus et le dessous, fourrée de frangipane, donc moelleuse dedans. Ma frangipane à moi est aérienne et doucereuse, riche en amande et parfumée à la vanille. J'aime la galette épaisse. (La recette de la galette à la frangipane vanillée est ICI.)

A l'intérieur, on y cache une fève : une figurine représentant le petit Jésus. Celui qui la trouve dans sa part est couronné roi (ou reine) et doit désigner sa reine (ou son roi).

La galette est traditionnellement dégustée le 6 janvier, le jour où les rois mages sont venus présentés les cadeaux de naissance au petit Jésus. CQFD On pourrait comparer cette tradition à celle des habitants du nord de la Chine. Au nouvel an, on déguste des Jiaoze. Ce sont des raviolis chinois. Je fais d'ailleurs une petite démonstration ICI sur le site de Marmiton.org A l'intérieur d'un des raviolis, on y cache une pièce pour souhaiter chance et bonne fortune à celui qui la trouve.

Bon, à ce stade de l'explication, ce n'était pas encore assez clair. Donc passons à l'acte, là, ça c'est compliqué :


Galette des rois à la frangipane à l'orange, partie 1

- La pâte feuilletée n'existe pas en Chine, il va falloir la faire. Heureusement que Mercotte est là (et qu'elle est passée à la télé pour nous le rappeler) : la pâte feuilletée, c'est long mais pas si dur.

- Cherchons de la poudre d'amande. On se content:encodedera d'amandes natures, passées patiemment au mixeur de 250 watt. Mais comme ce n'était pas assez parfumée, j'ai cherché de l'arôme d'amande amère, que je n'ai pas trouvé. (J'ai remarqué que Carrefour Shanghai vendait surtout du café lyophilisé.)

- Alors j'ai choisi d'ajouté des zestes d'orange.

- Tout cela réuni, il a fallu choisir la farine : la plus neutre en terme de capacité d'absorption, odeur et finesse est la farine à Jiaoze.

Recette de la pâte feuilletée selon Mercotte avec les ingrédients du bord, pour l'équivalent de 2 rouleaux industriels, Il vous faut :
– 250g de farine pour jiaoze
– 125g d’eau
– 300g de beurre de Nouvelle Zélande (ah oui, les chinois ne mangent pas de beurre non plus)

Préparez une boule de pâte nommée « détrempe » avec la farine, l’eau et 50g beurre ramolli.

Laissez reposer la détrempe le plus longtemps possible car la farine renferme beaucoup de gluten et à besoin de temps pour se détendre. Je l'ai laissé toute la nuit.

Le lendemain, sortez la détrempe et 250g de beurre pour qu'ils soient à température ambiante.

Galette des rois à la frangipane à l'orange, partie 1

Faites un petit carré avec la détrempe et enfermez le beurre dedans. Aplatissez en une longue bande, repliez en 3 parties égales, tournez de 90°, ceci est un tour. Recommencez une seconde fois, emballez puis laissez reposez. Au bout de 20 min, revenez faire 2 tours, emballez, laissez reposer 20 min.

Puis, faites encore un tour, puis un second en portefeuille, c'est-à-dire repliez en 4 parties égales. Vous pouvez vous reposer.

La suite de la recette : Galette des rois à la frangipane à l'orange, partie 2

Galette des rois à la frangipane à l'orange, partie 1

King's pie with orange frangipane cream, part 1

I love this french pie (galette), do you know how : home made and fully garnished with a generouse almond cream (frangipane). When I arrived in Shanghai, I would like to share the tradition of « tirer les rois », that means chose (randomize) a king, with colleages and cousin.

But it was before trying to explain facts and acts of this tradition. The Chinese people take a look to the picure and imagined « a big bread with a gold paper on it ». Ok, let begin by the beginning…

The Galette des Rois, in English “King's pie”, is a puffy pastry, so it is crispy on top and back, garnished with a frangipane (almond cream), so soft inside. My almond cream is aerial, with a lot of almond and parfumed with vanilla. I love thick pie. (My pie recipe with vanilla frangipane is HERE.)

A « fève » is hidden inside the pie : a little ceramic figurine of little Jesus. Who find it inside his part is crowned as king or queen and have to chose his queen or her king. This pastry is eaten for Epiphany day on January 6th, the day when three kings came to visit the little Jesus.

This tradition can be compared with an other one from north of China. At new year eve, Chineses make Jiaoze. It is chinese ravioli. (I demonstrate a recipe on Marmiton.org) Inside one of the Jiaoze, a piece of money is hidden to swear luck and good fortune to the founder.

At this step of explaination, it was not enough clear. So try to make one : here it began complicated :

- The puffy dought does not exist in China. But here is Mercotte who said : puffy pastry spends time but it is not so hard.

- Now look for almond powder. I mix with patience some almond thanks to a 250 watt machine. But I feel it not enough parfumed. So I look for almond aroma that I have not found. (NB : Carrefour in Shanghai only sell lyophilized coffee.)

- So I chose to add some orange peel.

- When I had all that, I have to chose a flour : someting medium about absorption, parfume and fine. I chose the flour used for Jiaoze.

Recipe of puffy dough (from Mercotte) with native Chinese ingredients for about 2 industrial rolls equivalent. You will need :
– 250g of jiaoze flour
– 125g of water
– 300 g of New Zealand butter (Chinese people don’t use to eat butter)

Prepare a dough called “détrempe” with flour, water and 50g of butter. Let it rest as long as possible. I let it all night long in the fridge.

On the second day, remove the dough and the rest of the butter at room temperature. Make a square with the dough and put the butter inside. Close as a letter.

Then flatten to a long stripe, fold up in 3 equal parts, turn the dough for 90°. This is call a “turn”. Make a second turn (flatten, fold up and turn). Then wrap it and let it rest 20min.

Make 2 turns again, waint 20 min, then 1 turn. Make a last turn as a billfold : fold up in 4 parts. And let it rest.

Recipe following here : King’s pie orange frangipane cream, part 2

Poire pochée à la Bourguignonne

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Que faire lorsqu'on a des restes après une dégustation de vins rouges ? Des poires pochées au vin rouge :-). Mais en plus, comme je suis fan de cassis (et de Bourgogne), je n'hésite pas à rendre le jus encore plus sirupeux avec de la crème de cassis. Chef Simon ajoute du miel, une bien bonne alternative !


Poire pochée à la Bourguignonne

Pour 4 portions de poires au vin :
- 4 petites poires à cuire ou 1 grosse nachi (poire chinoise)
- 40 cl de vin rouge
- 1 cuillère à café de cannelle en poudre
- 4 grains de poivre
- 2 clous de girofle
- 40 g de sucre
- 2 cuillères à soupe de crème de cassis

Pelez les poires en laissant la queue ou bien coupez le (ou la, en chinois, il n'y a pas de féminin ou de masculin) nachi en 4.

Mettez à bouillir le vin, le sucre et les épices. A ébullition, plongez les poires et baissez le feu. Laissez compoter pendant 30 min tout doucement.

Les poires sont cuites quand elles sont translucides et teintées de rouge. Sortez les du jus et faites réduire le jus sur petit feu jusqu'à ce qu'il nappe la cuillère. (Avec du miel, le temps de réduction doit être plus court). Ajoutez alors la crème de cassis.

Versez le jus sur les poires, et servez frais.

En voyant passer l'assiette, les collègues ont dit « on dirait un morceau de viande braisée ».

Nachi

Nachi

Wine poached pear, burgundy style

What to do with the bottle's remains after a wine tasting ? Some pears poached in it :-). Moreover, as a blackcurrant fan (and Burgundy fan), I make the sauce like a sirup thanks to blackcurrant cream. Chef Simon adds honey, a very good alternative !

For 4 four portions of wine poached pear
- 4 little pears or 1 big nachi (Chinese pear)
- 40 cl of red wine
- 1 tea spoon of cinnamon
- 4 peppercorns
- 2 cloves
- 40 g of sugar
- 2 spoons of blackcurrant cream

Peel the pears, let the stem, or cut the nachi in 4 parts.

Boil together wine, sugar and spices. Then add the pears and reduce the fire. Let in stew for 30 minutes.

The pears are ok when they become translucent, lightly red coloured. Get off from the juice. Boil the juice to sirup (with honey it may take less time), then add blackcurrant cream.

Poor the juice on the pears, serve cold.

When my colleagues saw the dessert, they said « it seems to be a piece of stew meat ».

Vinification en rouge, blanc et rosé

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Voici les sujets sur lesquels je travaille en ce moment. Avec l'aide de Grace, je fais des schémas expliquant en chinois la vinification des vins rouge, rosé et blanc. Finalement, le plus gros du travail n'a pas été de dessiner les illustrations, mais d'expliquer les termes "éraflage", "débourbage", "saignée"… Et tout cela sans jeux de mot ni de blagues à deux balles que je serai seule à comprendre. En attendant la version CN, voici les 3 schémas en FR.

Vinification du vin rouge

Vinification du vin rouge

Vinification du vin blanc

Vinification du vin blanc

Vinification du vin rosé (il paraît qu'en Champagne, on peut mélanger le rouge et le blanc)

Vinification du vin rosé (il paraît qu’en Champagne, on peut mélanger le rouge et le blanc)

L’histoire de la jeune fille qui traversa la rivière sur le dos d’un moine

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Xiao Xia est la note estivale de l'hiver Shanghaien. C'est un jeune malvoyant exerçant l'ostéopathie chinoise appelée Tuina. Il ne juge pas ni ne donne son opinion. Par contre, il raconte des histoires.

Il était un jeune moine qui voyageait avec son maître. En chemin, ils rencontrèrent une jeune fille qui souhaitait traverser une rivière. Le vieux maître jugeant l'eau de la rivière peu profonde, prit la jeune fille sur son dos, traversa le cours d'eau à pied et la déposa sur l'autre rive.

Les moines reprirent leur route, mais le jeune homme semblait perturbé. Il resta tourmenter pendant quelques kilomètres de marche avant d'oser demander à son maître : « Notre religion ne nous permet pas d'approcher la gente féminine, pourquoi avoir pris cette jeune fille sur votre dos ? » Le vieux maître répondit : « Cette jeune fille, je ne l'ai porté que quelques mètres sur mon dos, alors que ta réflexion, cela fait des kilomètres que tu la portes. »

Huangshan

Huangshan

The story of the young lady who crossed the river on the back of a monk

Xiao Xia is the summery note of Shanghainese winter. He is a visually impaired young man. He practices Chinese osteopathy called Tuina. He doesn't give judgement or opinion. But he tells stories.

Once upon a young monk who travelled with his master. On the way, they met a young lady who want to cross a river. The old master judging the shallow water, carried the lady on his back, crossed the river by feet and left her on the over side.

The monks went on their way, but the young one seemed to be disturbed. He kept be troubled during many kilometers, before asking his master : « Our religion do not allowed us to have proximity with females, why did you carry this lady on your back ? » The old master answered : « I carried this lady just for many meters, you have borne your reflexion during such kilometers. »

Des jouets par millier

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En Chine, les enfants ne fêtent pas Noël. Ou bien au sein de quelques rares familles catholiques et chez les expat' (c'est comme cela qu'on appelle les immigrés en Chine). Ces quelques fêtards de dinde sont dits issus de la classe sociale supérieur car économiquement plus aisés que la populace. Ils s'offrent de beaux jouets brandés ou des consoles de jeux.

Mais alors ne vous êtes-vous jamais demandé ce que devenait les « invendus » non exportés des usines de PVC ?

Des jouets par millier

In China, children don't have Christmas festivities. Unless they have got one of the rare catholic or expat' family (occidental immigrants into China are called expatriates). These Xmas turkey partiers are said as coming from higher level class because they are economically better served than the common populace. They use to offer beautiful branded toys or game console.

So, where do all the unsold and not exported things from PVC factories go ?

Hey, here a note from Boulet on that item : HERE

La recette de vin chaud qui passe à la télé

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LA recette de saison, c’est le vin chaud. Même si en Chine cela fait des millésimes qu’on fait du vin (de riz ou de raisin), les Chinois n’ont jamais profité d’un verre de vin chaud. C’est Jacky Lee de la télévision de Shandong qui s’y est intéressé en premier.

Pour information, Shandong 山东 est la province de la ville de Qingdao 青岛, la ville où l’on fabrique la fameuse bière chinoise. Littéralement, c’est la province « à l’est des montagne ». Elle est situé entre terres et eaux, Qingdao a d’ailleurs les pieds dans la mer.

Après avoir marché sous la pluie glaciale, Jacky a adoré le verre de vin chaud que je lui ai préparé. Il en a même fait un reportage sur un coin de table de la cuisine ! A voir ici en podcast.

Le principe de la recette est simple :

- Une bouteille de vin rouge : j’aime les vins très fruités. Le comble du luxe est un vin passé en barrique qui arrondie l’acidité du vin.

- Du sucre suivant l’acidité du vin : 200 à 250 g. Donc si on a un vin boisé, on met moins de sucre :-)

- Des agrumes : chaire et zeste, car les huiles essentielles sont dans l’écorce.

- Des épices : j’aime les vieilles racines de gingembre avec l’écorce de citron, parfois j’ajoute du poivre avec l’écorce de pamplemousse… C’est selon les envies. La recette classique comporte des clous de girofle qui ont des propriétés anti-inflammatoire, des étoiles de badiane au goût anisé qui dégagent les voies respiratoires et de la cannelle qui serait antivirale. Que des bonnes choses en somme !

La recette de vin chaud qui passe à la télé

Pour une bouteille de 75cl de Syrah Reserva de Validivieso :
- 200 g de sucre
- 2 oranges
- 2 cuillères à café de clous de girofle
- 4 étoiles de badiane
- 2 bâtons de cannelle

Coupez une orange en 8, prélevez le zeste de l’autre orange. Dans une grande casserole, mélangez tous les ingrédients. Faites bouillir, puis mijotez 10 min. C’est prêt.

Au Chili, cette boisson est appelé « Navigado » à cause des quartiers d’orange qui flotte comme le navire qui flotte sur l’eau.

En Finlande et en Suède, je l’ai trouvé sous le nom de « Glögg mit vodka ». C’est surprenant la première fois, mais on s’y fait très vite :-P . Une amie d’Helsinki (Finlande) m’a expliqué que ces enfants consomment du « Glöggy » à base de jus de fruit.

Valdivieso Reserva Syrah

Valdivieso Reserva Syrah

THE recipe of this season is the mulled wine. While in China wine is being done for millenia (grape or rice wine), the Chinese have never enjoyed a glass of mulled wine. Jacky Lee from Shandong TV was interested as first.

For your information, 山东 Shandong is the province of Qingdao city 青岛, the city where they make the famous Chinese beer. Literally, it is the province at the « east of the mountains. » It is located between land and water, Qingdao has also feet in the sea

After a walk in the freezing rain, Jacky loved the mulled wine that I have prepared. He even did a video interview on a corner of the kitchen table! The podcast of his interview.

The mulled wine principle is simple:

- A bottle of red wine : like very fruity wines. The luxury choice is a wine aged in barrel that make the wine’s acidity round.

- Sugar aqual to the wine’s acidity: 200 to 250 g. So if you have a woody wine, put less sugar :-)

- Citrus zest and chair, because essential oils are in the flesh.

- Spices: I like old ginger root with lemon zest, sometimes I add pepper with grapefruit peel … It is as you wish. The classic recipe contains cloves that have anti-inflammatory properties, star anise, aniseed flavor that free respiratory and cinnamon is antiviral. Good things in fact!

For a 75 cl bottle of Syrah Reserva Validivieso:
- 200 g sugar
- 2 oranges
- 2 teaspoons of cloves
- 4 stars anise
- 2 cinna
mon sticks

Cut an orange into 8, draw zest of one orange. In a large saucepan, combine all ingredients. Boil, then simmer for 10 min. It’s ready.

In Chile, this drink is called « Navigado » because of the orange floating like a ship that floats on the sea.

In Finland and Sweden, I found it under the name of « Glögg mit vodka » It is surprising the first time, but you got very quickly :-P . A friend of Helsinki (Finland) explained that children consume « Glöggy » made with juice.

Les AOC Cheverny et Quincy

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Les AOC Cheverny et Quincy

Entre la Loire et le Cher, il y a un banc de terre plate, au sol sablonneux et aéré, fertile et boisé. Cette terre est traversée de longues routes rectilignes à n’en plus finir, ennuyeuses à mourir pour des motards, mais tellement adaptée à la tournée des caves de la Vallée de la Loire! C’est ainsi qu’entre les terrines de chasse, les feux de cheminée et les visites moyenâgeuses, je découvris l’AOC Cheverny et l’AOC Quincy.

Par avance, je demande pardon à mes amis de Nevers de ne pas avoir choisi la route du Chavignol (fromage) -> Sancerre (vin rouge) -> Pouilly (vin blanc) -> Magny-Cours (moto) .

Mais face au Château de Chambord ou à l’enceinte médiéval d’Amboise, le Palais Ducal de Nevers ne faisait pas le poids… Ah ben oui, on n’a pas tous eu Léonard de Vinci comme architecte !

Après le Château de Chambord, on frôle celui de Cheverny. C’est la bâtisse qui a servi de modèle pour le Château de Moulinsart (Tintin :-) et qui est représenté sur la plupart des bouteilles de Cheverny et Court-Cheverny. Seulement 35 vignerons exploitent ces deux jeunes AOC datant de 1993. Messieurs Morin père et fils exploitent un petit vignoble de 7ha qui s’étale tout autour de leur maison.

Le Cheverny blanc est vin blanc sec, très floral, à base de Sauvignon. Je l’ai trouvé un peu court. Le Court-Cheverny est à base de Romorantin. Il est possible d’en faire une vin moelleux. Mais ce n’est pas trop ma tasse de thé non plus. Par contre; les Morin du Domaine Vadet font également un Cheverny rouge avec 60% de Gamay et 40% de Pinot noir. C’est un vin rouge assez fruité et acidulé, léger et minéral, typique des vins de Loire. Pour accompagner les plats simples et les poissons, il me plaît beaucoup, surtout à 4€ la bouteille.


Les AOC Cheverny et Quincy

En s’enfonçant dans les bois de la Sologne, on arrive en Champagne berrichonne. Tout cet ensemble naturel et préservé me rappelle les puissantes sorcières du Berry. Entre les arbres de la forêt touffue, ou juste au bord d’un étang, la biche apeurée par les chasseurs nous mène vers la chaumière de la sorcière

Nous, on a préféré s’arrêter au Domaine Tatin. C’est un bel endroit avec des volets verts pistache qui fait aussi maison d’hôtes. Là, on y goûte le Reuilly Les Demoiselles Tatin et plusieurs Quincy.

Cet AOC est le plus ancien de la Vallée de la Loire (70 ans). On ne peut en trouver qu’à Quincy et à Brinay. 100% Sauvignon, le vin est ouvert et complexe. Il laisse beaucoup de place au terroir. Ainsi, deux favoris nous ont fait de l’oeil :

- Quincy la Cuvée Vin noble du domaine du Tremblay : sûrement le domaine le plus ancien en Sauvignon de la région. Il a du corps, un nez floral et un goût de fruits blancs, d’amertume de pamplemousse et un retour un peu salé. Forcément, il accompagnera sur un plateau d’huîtres dès le lendemain. (7€ la bouteille)

- Quincy la Cuvée Sucellus du domaine du Tremblay est curieux. J’aimerai savoir comment ce vin évoluerait d’ici 5 ans. Issu à 100% de vieilles vignes, fermenté en barrique neuve du Cher, il a un retour très prononcé de noix de muscade, une longueur en bouche salé et sucré comme un abricot rôti. Il s’agit là d’une belle découverte. (13 ou 15€ la bouteille, je ne sais plus, c’est un coup de coeur !)

Domaine du Vardet (Robert MORIN)
247 rue de Bournigal 41250 MONT PRES CHAMBORD
Tél : 02.54.70.72.98 e-mail : domaineduvardet@gmail.com

Morin fils est très gentil et nous a fait une dégustation très sympathique. Il est présent sur le marché parisien de Convention un dimanche sur deux. Si vous préférez le père, il est à Auguste Blanqui.

Les Domaines Tatin (Chantal Wilk et Jean Tatin)
Le Tremblay 18120 BRINAY
Tel : 02 48 75 20 09 – 06 08 60 55 66

Le domaine fait aussi maison d’hôtes : vraiment charmant !

Between the Loire river and Cher river, there is a piece of flat land, the soil is sandy and aerated, fertile and forested. This land is crossed by long straight roads to no end, boring to die for bikers, but so adapted to the tour of the cellars of the Loire Valley! Thus, between terrines, chimney fires and medieval visits, I discovered the AOC Cheverny and AOC Quincy.

In advance, I apologize to my friends from Nevers not have chosen the journey : Chavignol (cheese) -> Sancerre (wine red) -> Pouilly (white wine) -> Magny-Cours (motorcycle). But versus the Chateau de Chambord or medieval enclusure of Amboise, the Ducal Palace of Nevers could not fight … Oh yeah, we did not all have an architect named Leonardo de Vince!

After the Château de Chambord, we saw Cheverny that it borders. This is the building that served as a model for Moulinsart Castle (Tintin :-) and that is represented on most bottles of Cheverny and Court-Cheverny. Only 35 wine growers these have made thoose two young AOC from 1993. Mrs Morin father and son operate a small 7ha vineyard which spreads around their house.

The AOC Cheverny white is a dry white wine, very floral, based on Sauvignon. I found it a bit short. The Court-Cheverny is based on Romorantin. It is possible to make a sweet wine. But it is not my cup of tea either. For cons, the Domain Vadet of Mr Morin has a Cheverny red with 60% Gamay and 40% Pinot Noir. This is a rather fruity red wine, tangy, light and mineral, typical of the Loire Valley's wine. To accompany simple dishes and fish, I like it a lot, especially for 4€ a bottle.

By penetrating into the Sologne forest, we arrived at Champagne Berry. This whole natural and preserved place remembered me the powerful Berry's witches. Among the trees of the dense forest, or just at the edge of a pond, the doe frightened by hunters leads us to the hut of the witch

We chose to stop at Domaine Tatin. It is a beautiful place with green pistachio shutters. There, we tasted the Les Demoiselles Tatin Reuilly and several Quincy. This Quincy AOC is the oldest of the Loire Valley (70 years). We can only find that AOC in Quincy and Brinay. 100% Sauvignon, the wine is open and complex. It leaves plenty of place to the terroir. Thus, we have two favorites :

- Quincy Cuvée Noble wine, Tremblay domain: surely the oldest Sauvignon area in the region. It is fullbody, a floral nose and taste of white fruits, bitter of grapefruit and return a little salty. Necessarily it will accompany a platter of oysters on the morrow. (7 € per bottle)

- Quincy Cuvée Sucellus (Tremblay domain too) is curious. I would like to know how this wine will evolve in the next 5 years. From 100% old vines, fermented in new barrels from Cher region's forest, it has a very strong return of nutmeg, a length in the mouth like a sweet and salty roasted apricot. This is a wonderful discovery. (13 or € 15 a bottle, I do not know, this is a favorite!)

Domaine du Vardet (Robert MORIN)
247 rue de Bournigal 41250 MONT PRES CHAMBORD
Tél : 02.54.70.72.98 e-mail : domaineduvardet@gmail.com

Morin son is very nice and gave us a very nice tasting. It is present on the Parisian market at Convention on alternate Sundays. If you prefer the father, it isat Auguste Blanqui.

Les Domaines Tatin (Chantal Wilk et Jean Tatin)
Le Tremblay 18120 BRINAY
Tel : 02 48 75 20 09 – 06 08 60 55 66

The area is also a guesthouse: really charming !

La Grange aux Dîmes

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La Grange aux Dîmes

Quelle drôle d’idée d’appeler son restaurant la “Grange aux impôts” ! En effet, petit rappel de cours d’histoire : la dîme était l’impôt prélevé par l’Eglise sur les récoltes. En cette période de crise financière, il n’y a pas mieux pour (ne pas) convaincre les consommateurs de manger au restaurant.

Heureusement que le Chef Raphaël Perseil a d’autres arguments que le nom de son établissement. Aidé par son jeune acolyte en salle, il propose trois menus de saison et distribue ses bonnes adresses pour se fournir en produit du terroir.

Et puis, tant qu’à jouer les Châtelains depuis deux jours, autant aller prélever la dîme et festoyer à la grange.

En amuse-bouche : la crème froide courge butternut et quelques germes qui piquent pour réveiller les papilles.

En entrée :

- un vol-au-vent tout feuilleté avec fricassée de coques et des légumes de toutes les couleurs. J’adore quand c’est ludique et que le feuilleté n’est pas tout détrempé. Bravo à la garniture servie sans la sauce !

- un nougat de riz de veau aux noisettes (mama mia !) avec une énorme tuile aux sésames

Nougat de rie de veau et vol-au-vent à la fricassée de coques

Nougat de rie de veau et vol-au-vent à la fricassée de coques

En plat :

- un dos de cabillaud rôti avec une croûte de fruits secs (pistaches, noisettes, myrtilles, etc.), accompagné de courge spaghetti. Ce légume fait parti des summum que l’on puisse me proposer au restaurant. (En fait, je crois même que la courge spaguetti partage la place de number one avec la terrine de queue de boeuf.) Parce qu’un cuistot aura pris la peine de gratter la chair petit à petit pour me présenter un effiloché de courge (coeur dans mes yeux qui brillent !)

- une tranche de roulé de volaille, coeur de foie gras et sauce au vin jaune : la cuisson était juste parfaite. La petite astuce confiée par le garçon en salle est que la volaille finie sa cuisson tout doucement pendant la réchauffe.

Courge spaghetti et roulé de volaille

Courge spaghetti et roulé de volaille


La Grange aux Dîmes

Pour finir la bouteille de Château de Targé Saumur Champigny qu’on nous avait conseillé, rien de mieux qu’un plateau de fromages bien garni : Saint-Nectaire au lait cru, tomme, Comté, Fourme d’Ambert, Munster…

La Grange aux Dîmes
place de l'Eglise, 18310 Saint-Outrille, France
Tel : 02 48 71 84 93

What a strange idea to call a restaurant the "Barn of taxes!" Indeed, a small history lesson reminder: the tithe was the tax imposed by the Church on crops. In this period of financial crisis, there is no better way to (do not) convince consumers to eat at restaurant.

Fortunately, the Chef Raphael Perseil has better arguments than the name of his establishment. Assisted by his young sidekick in the dinning room, he offers three seasonal menus and distributes his suppliers addresse for local products. And then, as well as we have been playing Châtelains for two days as well go to tithe and feast in the barn.

As appetizers: Cold soup of butternut with germinated seeds itchy to awaken the taste buds.

As starters:

- A puffy vol-au-vent with shells fricassee and colorfull vegetables. I love when it's fun and the puff is not all soggy. Congratulations to the serving without sauce!

- A sweetbread nougat with hazelnuts(mama mia!) With a huge sesame flat cookie

As dishes:

- A roasted cod fillet with a crust of nuts (pistachios, hazelnuts, blueberries, etc.)., With spaghetti squash. This vegetable is part of the ultimate that you can offer me at the restaurant. (In fact, I even think the spaghetti squash is sharing the number one place with the oxtail terrine.) Because a Chef will bother to scrape gradually the flesh to present me a shredded squash (hearts shining in my eyes!)

- A slice of rolled chicken breast with a heart of foie gras and yellow wine sauce. The cooking was just perfect. The small tip entrusted by the waiter is that the chicken ends cooking slowly during the warmer.

To finish the bottle of Château de Targé Saumur Champigny we are advised, nothing better than a well-stocked cheese board: Saint-Nectaire au lait cru, tomme, Comté, Fourme d’Ambert, Munster…

La Grange aux Dîmes
place de l'Eglise, 18310 Saint-Outrille, France
Tel : 02 48 71 84 93

Homard bleu, vin blanc et flamant rose

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Pourquoi est-ce que les crevettes roses sont grises quand elles sont crues ? Et pourquoi la variété des petites crevettes grises devient-elle rose quand on les cuit ? Idem pour le homard : de quel couleur est-il quand il est cuit ?

Qu'importe, puisque gris, bleus, violets, verts ou transparents, tous ces crustacés finissent rouges quand ils sont cuits !

C'est à cause de l'astaxanthine. Cette molécule est un pigment présent dans leur nourriture à base de micro algues. Ce pigment rend aussi la chair du saumon rose, et les plumes des flamants aussi (les flamants roses se nourrissent de crabes et de crevettes minuscules).

Mais alors pourquoi le homard bleu de Bretagne (France) est-il bleu quand il est encore cru ?

Homard bleu européen (Bart Braun)

Homard bleu européen (Bart Braun)

C'est un peu plus compliqué que pour une simple carotte : le homard, c'est de la viande, et la viande ce sont des protéines. Une des protéine aime à s'enrouler autour de l'astaxanthine, ce qui la noircit. Du coup, le homard, comme la crevette, semble bleu/gris.

Lorsque l'on chauffe la protéine, elle se déroule de l'astaxanthine et libère la couleur rouge. Ainsi, le homard de Bretagne, d'Amérique ou d'Afrique du Sud, tous sont rouges quand ils sont cuits.

Le meilleur homard du monde semble être le homard sauvage breton (France). Une chair fine, délicate, savoureuse et surtout sans calorie. Pour ceux qui auraient vu le magnifique film Julie & Julia se souviendront du meilleur moyen pour cuire un homard, tel un « lobster killer ».


Homard bleu, vin blanc et flamant rose

On peut le griller, le servir cru en carpaccio ou encore en sauce. Mais moi je l'aime nature, juste bouilli au court-bouillon et servi avec une rondelle de citron.

Quelques conseils quand même avant de vous lancer :
– Achetez le homard vivant et vif.
– Faites bouillir une très grande marmite d'eau, puis plongez le homard dans l'eau la tête la première. Sinon, il va souffrir et se débattre (comme dans Julie & Julia).
– Attendez que l'eau se remette à bouillir, puis comptez 10 à 13 min de cuisson.
– Faites un trou dans la tête du homard avant de le servir : l'eau de cuisson va s'écouler. Cela évite de vous noyer quand vous serez à table.
– Surtout ne jetez pas la carapace. On s'en sert pour faire une délicieuse bisque.

Photo Jacques Lamoiseau

Enfin, profitez de ce produit incroyable pour ouvrir une jolie bouteille. Avec une saveur aussi distincte que celle du homard, je prends du blanc (presque évident) : du chardonnay passé en fût ou un sauvignon blanc très vif.

En Bordeaux, Loupiac Château de Rouquette : Mon accord préféré restera celui avec le Loupiac. Je parle déjà de ce vin superbe dans cet article. C'est mon préféré car c'est un vin qui sort de l'ordinaire pour un met peu ordinaire : légèrement salé, délicieusement fruité et surtout avec un caractère qui tient tête aux saveurs du homard.

Château de Rouquette Loupiac

Château de Rouquette Loupiac

En Bourgogne, Chablis ou Puligny-Montrachet Michel Picard : du Chardonnay boisé, dense et légèrement beurré. C'est un vin fin qui saura soutenir la chair du homard. Le Puligny-Montrachet convient assez bien aux accord avec les crustacés et les coques en général.

Michel Picard Chablis

Michel Picard Chablis

Michel Picard Puligny-Montrachet

Michel Picard Puligny-Montrachet

Au Chili, le Chardonnay Reserva de Valdivieso est boisé, rond et assez généreux en bouche. Il convient si on préfère les accords en douceurs. Moi, je le préfère sur des mollusques plus gras en bouche.

Vina Valdivieso Chardonnay Reserva

Vina Valdivieso Chardonnay Reserva

De même, le Sauvignon blanc chilien de Valdivieso est assez vif, sec et légèrement acidulé. Il accompagne assez bien les plats de poisson à la vapeur comme on a en Chine. Sur le homard, il va laisser les saveurs s'exprimer, tout en apportant un peu de fraîcheur.

Vina Valdivieso Varietal Sauvignon Blanc

Vina Valdivieso Varietal Sauvignon Blanc

Si par contre, vous êtes des inconditionnels de la sauce et du beurre à l'ail, sachez que peut de vin peuvent vous tenir tête ! Par contre, quelque chose d'amusant est d'essayer les vins secs effervescents. Par exemple, le Sparkling Brut de Valdivieso, méthode charma. C'est est un vin effervescent « méthode champenoise », mais ça, ça ne se dit pas, alors on dit « charma ». C'est plus glamour, je vous l'accorde.

Vina Valdivieso Sparkling Brut

Vina Valdivieso Sparkling Brut

Blue lobster, white wine and red flamingo

Why are the prawns gray when they are raw? And why the variety of small shrimp becomes pink when it's cooked? Ditto for the lobster: what color is it when it is cooked?

Regardless, as gray, blue, purple, green or transparent, all these crustaceans become red when they are cooked!

This is due to astaxanthin. This molecule is a pigment present in their food-based on micro algaes. This pigment also makes the salmon's flesh and flamingos's feathers pink (flamingos feed on tiny crabs and shrimps).

But why the blue lobster from Brittany (France) is blue when it is still raw?

It's a bit more complicated than a simple carrot : lobster is meat and meat are proteins. One of the protein wraps around astaxanthin molecule, which blackens. So, lobster, such as shrimp, appears blue / gray.

When heating the protein, it unfolds and releases of astaxanthin red color. Thus, Brittany lobster, from America or from South Africa, all are red when they are cooked.

The best lobster in the world seems to be the wild lobster from Brittany (France). A fine, delicate, tasty and above all without calories flesh. For those who have seen the wonderful film Julie & Julia will remember the best way to cook a lobster, such as a "lobster killer".

It can be roasted, served raw as carpaccio or in sauce. But I love it nature, just boiled in broth and served with a slice of lemon.

Still some tips before you start:
– Buy live lobster and "lively".
– Boil a large pot of water, then plunge the lobster into the water the head at first. Otherwise, he may suffer and struggle (as in Julie & Julia).
– Wait until the water gets back to boil, then count 10-13 minutes cooking.
– Make a hole in the head of the lobster before serving: the cooking water will flow. This prevents you drown when you're at the table.
– Especially not throw the shell. It is used to make a delicio
us bisque.

Finally, take advantage of this amazing product to open a nice bottle of wine. With a flavor as distinct as the lobster, I'm choosing a white wine (obviously):a chardonnay passed in oak barrel or a lively sauvignon blanc.

In Bordeaux, a Loupiac from Château de Rouquette: My favorite remains the mariage with Loupiac. I already speak of this superb wine in this article. This is my favorite because it is a wine that is unusual for an unusual dishe: slightly salty, deliciously fruity and especially with a character who stands up to the flavor of the lobster.

In Burgundy, Chablis or Puligny-Montrachet from Michel Picard: Chardonnay wooded, dense and slightly buttered. This is a fine wine that will support the flesh of the lobster. The Puligny-Montrachet should agree fairly well with crustaceans and shells in general.

Chardonnay Reserva from Valdivieso, wine of Chile, is wooded, round and quite generous in the mouth. It is for whom like suave mariage. I prefer it with shellfishes more fattish in the mouth.

Similarly, the Chilean Valdivieso Sauvignon Blanc is quite crisp, dry and slightly tart. It goes pretty well with dishes as steamed fish was in China. On lobster, it will let the flavors speak, while bringing a bit of freshness.

If cons, you need seasonning like sauce and garlic butter, no wine can stands you up! The fun thing to try is a sparkling dry wine. For example, Sparkling Brut from Valdivieso, charma process. This is a sparkling wine made by 'méthode champenoise', but we cannot use this sentense, then we say "charma process". It is more glamorous, I grant you.

Deux crevettes et un petit blanc

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Apéritif improvisé face au coucher de soleil

Apéritif improvisé face au coucher de soleil

Il n'y a rien de plus agréable qu'un apéritif improvisé à la dernière minute, sous les rayons d'un soleil couchant. C'est ma French touch quand je suis à Shanghai. So romantic, comme dirait les chinois !


Deux crevettes et un petit blanc

Pour nourrir ce moment, il ne faut que des choses simples qui laissent la part belle aux sentiments. Quelques crevettes roses, une pointe de mayonnaise et un petit verre de blanc sans prétention.

J'ai la chance d'avoir rencontré le winemaker de ce petit vin de table Archange de Brian et d'avoir participé à son élaboration. Il est donc adapté à mon tempérament. Par contre, l'étiquette est plus adapté au marché du vin de Shanghai.

Je le choisis plutôt sec, jeune et légèrement acidulé parce que ce vin doit accompagné l'iode des crevettes, conserver l'appétit et désaltérer. C'est tout ce que je lui demande, car la vedette ici, c'est ce moment magique !

Et si en plus vous avez la playlist recommandée par Spotify, vous êtes sûres de passer une excellent soirée lova lova ! Attention, recommandation sérieuse qui fait suite à une étude commandée par le géant de la musique sur Internet.


Deux crevettes et un petit blanc

Les 10 meilleurs titres pour un dîner romantique :

1. Marvin Gaye – Lets Get It On
2. Chris Deburgh – Lady in Red
3. Marvin Gaye – Sexual Healing
4. Eric Clapton – Wonderful Tonight
5. Andy Williams – Moon River
6. Elvis Presley – Love Me Tender
7. Céline Dion – My Heart Will Go On
8. Robbie Williams – Angels
9. George Michael – Carless Whisper
10. Whitney Houston – I Will always Love You

Et n'oubliez pas aussi le Boléro de Ravel !

There is nothing more enjoyable than a drink improvised at the last minute, with the sunset's rays. This is my French touch when I'm in Shanghai. So romantic as the Chinese said!

What to eat for this moment ? Do simple things that let the feelings make the most beautiful. A few prawns, a hint of mayonnaise and a glass of an unpretentious white wine.

I'm lucky to have met the winemaker of this simple table white wine Archange de Brian and have participated in its elaboration. It is therefore suited to my temperament. The label is more suited to the wine market in Shanghai.

I choose it rather dry, young and slightly acidic because the wine must be accompanied iodine shrimp, maintain appetite and nourrish the thirst. That's all I ask, because the star here is this magical moment!

And moreover if you have Spotify recommanded playlist, you are sure to spend a great evening lova lova! It is a serious recommendation that is the result of a study commissioned by the giant music on the Internet.

The 10 best songs for a romantic dinner :

1. Marvin Gaye – Lets Get It On
2. Chris Deburgh – Lady in Red
3. Marvin Gaye – Sexual Healing
4. Eric Clapton – Wonderful Tonight
5. Andy Williams – Moon River
6. Elvis Presley – Love Me Tender
7. Céline Dion – My Heart Will Go On
8. Robbie Williams – Angels
9. George Michael – Carless Whisper
10. Whitney Houston – I Will always Love You

And do not forget as Ravel's Bolero!

Mi Jiang de Formose

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Mi Jiang de Formose

Taïwan, autrefois appelé « L'Île de Formose », est l'élu de mon cœur gourmand. J'en garde des souvenirs d'enfance aussi sucrés que salés, aussi délicieux que curieux. A chaque fois que j'y pense, je m'imagine en train de déguster un grand verre de MiJiang 米浆.

Sur le podium des boissons réconfortante, je le place numéro 1, devant le café au lait de soja et la soupe de maïs.

Il s'agit d'une boisson qu'on pourrait qualifié de lait (jiang 浆) de riz (mi米) torréfié puis moulu avec des graines de sésame et des cacahuètes grillées. Ultra nourrissant et calorique, doux et parfumé, c'est LA boisson du petit déjeuner taïwannais.

Le MiJiang s'achète dans les échoppes à petit-déjeuner. Au même titre que le lait de soja (TouJiang 豆浆), il se déguste chaud ou glacé. Ces boissons accompagnent généralement des ShaoBing 烧饼, crêpes cuites dans un four artisanal : les ShaoBing sont collés sur la parois intérieure d'un bidon métallique. C'est comme si on collait des crêpes sur les parois d'une cheminée. Le ShaoBing sucré a la surface croustillante, parsemée de graines de sésame. Son cœur est moelleux et parfumé au sucre de canne. Le ShaoBing salé est creux. Il se mange en sandwich, garni d'un beignet appelé YouTiao 油条 (ficelle à l'huile).

Lorsque j'ai la chance de me retrouvé à Taïwan, mes journées commencent et se terminent par un petit-déjeuner !

Voici le résumé d'un petit marathon gourmand à Taïwan : ICI.

Mijiang, Shaobing salé et Shaobing sucré

Mijiang, Shaobing salé et Shaobing sucré

Taiwan, formerly known as "Formosa" is the chosen of my heart greedy. I keep childhood memories as sweet and savory, as delicious as curious. Every time I think about it, I imagine sipping a glass of MiJiang 米浆.

On the comforting beverage's podium, I place it number 1 in front of the coffee with soy milk and the corn soup.

It is a drink that could be called milk (jiang 浆) of roasted rice (mi 米) and then ground with sesame seeds and roasted peanuts. Ultra nourishing, calory, sweet and fragrant, this is THE drink of Taiwanese breakfast.

The MiJiang can be bought in breakfast shops. As well as soy milk (TouJiang 豆浆), it can be enjoyed hot or iced. These beverages are generally coupled with shaobing 烧饼, pancakes baked in a craft: the shaobing are adhered to the inner wall of a metal can. It is as if we stuck pancakes on the walls of a chimney. The shaobing is sweet crispy on the surface, sprinkled with sesame seeds. His heart is garnished with soft and fragrant cane sugar. The salty shaobing is hollow. It is eaten as sandwich topped with a donut called YouTiao 油条 (string oil).

When I have the chance to be in Taiwan, my days begin and end with breakfast!

Here is a summary of a small gourmet marathon in Taiwan.

Food trip in Taïwan

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J'ai dégusté des choses mémorables à Taïwan lorsque j'étais petite. Quand j'y repensais, c'est un peu comme si j'étais en train de rêver : ces moments de délices étaient tellement lointains !

Mais ça, c'était avant : il y a quelques jours, je suis partie faire un marathon gastronomique à Taïwan ! Rassurez-vous, je ne m'y suis pas déplacée uniquement pour cela… Accrochez vos ceintures, ou plutôt, relâchez un peu le ceinturon, les baguettes vont valser !

Dans les rues de Taïpei

Dans les rues de Taïpei


Food trip in Taïwan

J1 : Suite à un déjeuner horriblement pimenté durant le vol avec Air China, j'arrive à l'hôtel Fullerton de Taipei. Nous sommes dans LA rue du petit déjeuner, face au Roi du lait de soja.

On commence par un magnifique plateaux de fruits garnis de clémentines vertes (je vous expliquerai plus tard pourquoi elles sont vertes). En même temps, je check enfin Twitter, Facebook, YouTube et passe un coucou sur GTalk. Parce que Taïwan, c'est la Chine, mais avec la liberté d'expression en plus.

On part faire du lèche-vitrine sur les restaurants européens comme l'Olivier, un bistrot à la française tenu pas une Chef de Nice.

On arrive au buffet du Shangri-La, entre les bouchées vapeurs, les plats de nouilles, de riz sautés, les curry et la fontaine de chocolat :

- l'une des spécialités de Taïwan est la cuisine végétarienne au barbecue, par exemple de jeunes pousses de bambou 烤莨
– comme on est sur une île, on n'oublie pas sushi et sashimi à la demande

Et pour parfaire tout cela : le café purificateur.

Sushi et sashima au Shangri-la de Taipei

Sushi et sashima au Shangri-la de Taipei


Food trip in Taïwan

J2 : Après une nuit au paradis du duvet en plumes, on a fait l'impasse sur le buffet du petit-déjeuner. On est parti directement à Hsingchu voir la mer.

J'y ai retrouvé avec excitation mon vieil ami MiJiang 米浆. Vous pourrez essayer toutes les échoppes du monde, il n'y a qu'à Taïwan qu'on en fait un si bon. Il s'agit d'un lait de riz à base de riz torréfiés, puis moulus avec des cacahuètes et des graines de sésame. A peine sucré, désaltérant et ultra nourrissant, je l'aime surtout chaud.

Pour compléter le petit déjeuner : des graines. Oui, ça fait très régime bio-bobo. Mais détrompez-vous, je peux vous garantir que 2-3 bouchées de ce nougat au 5 graines + un verre de MiJiang vous offrent les calories nécessaires pour tenir la journée.


Food trip in Taïwan

D'ailleurs, il est déjà 11h. On file chez une tante pour déjeuner : poisson vapeur, chou chinois au pied de porc… et gâteaux de lune 月饼.

Car nous sommes fin septembre et c'est la fête de la Lune, appelée aussi fête de la mi-automne. Ma tante a donc accumulé une demi-douzaine de boîtes de gâteaux aux formes et goûts variés. Les gâteaux de Lune sont des biscuits sablés renfermant une épaisse couche de garniture : lotus, pâtes de soja, sésame, ananas, et même viande. Mais soyez avertis : traditionnellement, le biscuit sablé doit être à base de saindoux et le centre du gâteau est garni d'une jaune d'oeuf salé.

Personnellement, je les préfère "végétariens" sans oeufs ni saindoux.

Puis promenade digestive en bord de mer : voici du jus de vinaigre de fruit. Dit comme cela, ce n'est pas très appétissant, mais en fait c'est acidulé, fruité et efficacement rafraîchissant !


Food trip in Taïwan

Allez, il est l'heure de retrouver le marché de nuit et le temple. De tout cela, nous ne verrons que les échoppes de nourriture. Arrêt obligatoire à chaque étape :

- boulettes de riz, ravioli饺子,
– nouilles面,
– omelette aux huîtres (oui, je sais…),
– galettes roulées aux vermicelles et cacahuètes 软饼,
– tofu frit 臭豆腐 (littéralement "tofu qui pue"),
– beignets 油条,
– encore un mijiang 米浆,
– ainsi qu'une gal
ette sucrée 烧饼.

Mes cousins veulent encore aller chercher un thé aux billes de tapioca 珍珠茶

Tofu et Shaobing à Hsingchu

Tofu et Shaobing à Hsingchu

J3 : Je vous passe les détails du petit déjeuner pour arriver directement à la "librairie gourmande" made in Taïwan. Ce pays est formidable car on y trouve des livres de cuisine en anglais ET en chinois. Idéal pour parfaire mon niveau de chinois et apprendre des recettes traditionnelles.

En effet, les chinois qui ont fuit la "révolution culturelle" communiste sont partis à Taïwan, dont l'empereur et certains riches bourgeois. C'est notamment pour ces raisons que l'écriture chinoise à la taïwannaise est plus complexe : c'est la typographie traditionnelle. Outre l'écriture, la culture en générale et la gastronomie sont plus traditionnelles qu'en Chine.

Bon, il se fait faim, ça fait longtemps qu'on n'a pas parlé de manger :-) Pour le déjeuner, on part dans une petite échoppe très connue du quartier des étudiants.

Dès l'entrée, on choisit des petites assiettes apéritives, l'équivalent des entrées. Pour moi ce sera des algues vertes à l'huile de sésame.

Puis, la fameuse bolognaise taïwannaise : le zhajiang mien 炸酱面, ou les nouilles à la sauce frite. En gros, c'est de la viande de porc ou de boeuf revenue puis mijotée dans une sauce aux haricots fermentés et à la tomate. Comme une bolognaise quoi. Encore une fois je suis aux anges : les haricots fermentés donnent ce petit plus qui rend la sauce si exquise !

En dessert, on ne pouvait pas passer à côté de la spécialité de la maison : un petit bouillon de boulettes de riz gluant fourrées 汤圆 à la crème de sésame noire, de cacahuète et de haricot rouge. En France, on les trouve au rayon surgelé sous le nom de « rice ball », las japonais les mangent comme des friandises sous le nom « Mochi », et j'adore aussi !

Zhajiang mien et Rice balls à la bibliothèque

Zhajiang mien et Rice balls à la bibliothèque

Le soir, après une dure après-midi de shopping (si si : dégustations Dolce Gusto, vins, etc.), nous voici face au restaurant de l'hôtel W (de Largo Winch :-)

Entre belle vaisselle et jolie vue sur Taipei, une soupe de potiron, des vapeurs, du canard laqué… pfiou, un café s'il vous plaît !

Le W de Taipei

Le W de Taipei


Food trip in Taïwan

J4 : Le restaurant Gengis Khan est le souvenir d'enfance de ma mère ! C'est dire si au bout de 60 ans, elle se souvient encore de ce concept restaurant, je ne pouvais pas manquer cela.

Le concept est aujourd'hui assez connu : on choisit ses aliments crus dans un grand bol, puis le cuistot les fait cuire devant nous. Sauf qu'à la mongole style, la cuisson s'effectue sur une grande plaque chauffante à l'aide de très longues baguettes en bois. C'est assez impressionnant à voir car la rapidité, la dextérité et l'endurance sont de rigueur !

Et puis vite, il ne faut pas s'attarder, on a notre vol à 16h, alors on file à l'aéroport après un petit bol de soupe sucré au riz gluant et pois verts.

I tasted memorable things in Taiwan when I was young. When I thought about it, it was seems I was dreaming: these moments of delight were so far away!

But that was before: a few days ago, I went to a gourmet marathon in Taiwan! Do not worry, I did not have only moved to this … Fasten your seat belts, or rather, release a little bit your belt, lets dance chopsticks!

J1: Following the horribly spicy lunch during the flight with Air China, I arrived at Taipei Fullerton Hotel. We're in THE breakfast 's street, facing the King of soy milk.

It begins with a beautiful fruits tray with green clementines (I'll explain later why they are green). At the same time, I finally check Twitter, Facebook, YouTube and GTalk. Because Taiwan is China, but with more freedom of expression.

Then we go window shopping on European restaurants as Olivier, a French bistro managed by a Chef lady from Nice.

We arrive at the buffet at Shangri-La hotel:

- Taiwan's speciality is vegetarian cooking on barbecue, for example, young bamboo shoots 烤 莨
- as it is on an island, we do not forget sushi and sashimi "on demand"
- steamed bouchées sweet, salty, shrimp, chicken, pork …
- noodles and rice
- curry sauce and other dishes, excellent roast beef served with mashed potatoes spinning, ice cream, fruit platters, chocolate fountain

And to top it all: cookies with coffee purifier.

J2: After a night into feather duvet's paradise, we do skip the buffet breakfast. We go directly to see the sea at Hsingchu.

There, I find my old friend MiJiang 米浆. You can try all the shops in the world, there is only in Taiwan is so good. It is a rice milk made with rice roasted and then ground with peanuts and sesame seeds. Just sweet, refreshing and ultra nourishing, I like it especially hot.

To complete breakfast: seeds. Yes, it's very bio-bobo regime. But make no mistake, I can guarantee you that 2-3 bites of this nougat 5 seeds + a glass of MiJiang give you the calories needed to keep the day.

Moreover, it is already 11am. Go with my aunt for lunch: steamed fish, Chinese cabbage pork feet … and moon cakes 月饼.

Because we are the end of September and it is the Moon Fest, also known as the Mid-Autumn Festival. My aunt has accumulated half a dozen boxes of cakes with varied tastes ans shapes. Moon cakes are shortbread cookies containing a thick layer of filling: lotus, soybean paste, sesame, pineapple, and even meat. But be warned: traditionally, the shortbread should be based on lard and the center of the cake is topped with salted egg yolk.

Personally, I prefer "vegetarian" without eggs or lard.

Then, digestive walk by the sea: here juice fruit vinegar. Presented like that, it is not very appetizing, but in fact it is acid, fruity and refreshing effectively!

Come on, it's time to find the night market and the temple. From all this we only see the food stalls. Mandatory stop at each step:
- rice dumplings,
- ravioli 饺子,
- noodles 面,
- oyster omelette (yes, I know …),
- rolled pancakes with noodles and peanuts 软 饼,
- fried tofu 臭豆腐 (literally "smelly tofu") ,
- donuts 油条,
- another mijiang 米浆 and a sweet cake 烧饼
.
- My cousins ​​still want to go for a tea tapioca balls 珍珠 茶

J3 : I'll spare you the details of the breakfast to arrive directly at the "greedy library" made in Taiwan. This country is great because there are cookbooks in English AND Chinese. Ideal to improve my Chinese and learn traditional recipes.

Indeed, the Chinese who fled the communist "cultural revolution" went to Taiwan, including the emperor and some rich bourgeois. It is for these reasons that the Chinese word written in TaIwannese is more complex: it is the traditional typography. Besides writing, culture and gastronomy in general are more traditional than in China.

Well, it is hungry, let's talk about eating :-) For lunch, we go to a very small shop in the student area.

Upon entry dishes, we choose appetizing small plates, the equivalent of entry dishes. For me it is green algae with sesame oil.

Then the famous Bolognese taïwannaise: the Zhajiang Mien 炸酱面, or fried noodles with sauce. Basically, it is pork or beef fried then simmered in a sauce of fermented beans and tomato. As a Bolognese. Again I'm in heaven: fermented beans give that little extra that makes the sauce so exquisite!

For dessert, we could not miss the speciality: a little bowl of glutinous rice ball stuffed with cream 汤圆 : black sesame, peanut and red bean. In France, we can find them frozen callaed "rice ball", in Japanese, it is called "Mochi" and I love it too!

In the evening, after a hard afternoon of shopping (yes: Dolce Gusto tastings, wine, etc..), We are facing the gourmet restaurant W (Largo Winch in my heart ! :-)

Between beautiful dishes and beautiful view of Taipei, a pumpkin soup, vapors, roasted duck … pfiou a coffee please!

J4: The restaurant Genghis Khan is from the childhood memory of my mother! This means that after 60 years, she still remembers this concept restaurant, I could not miss it.

The concept is now well known: we choose our raw foods in a large bowl, then the Chef cooks them in front of us. Except that in Mongolian style, the curing takes place on a large hot plate with very long wooden sticks. It's pretty impressive to see as speed, dexterity and endurance are required!

And then quickly, time to fly back arrived… Just a little delay to have a small bowl of sweet soup with sticky rice and green soybeans.

Neversland

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La première fois que je suis partie à Nevers en Bourgogne, on m'avait mis en garde contre certaines "légendezurbaines" : petite cabane au fond du jardin, restriction de l'électricité à partir de 20h, des vaches et encore des vaches, bien plus qu'âmes qui vivent, et que "à N'vers, y'a pô grand chose à faire, alors on bwôo" !

Mais finalement, on ne s'y ennuie pas car la flore, et surtout la faune de N'vers est tout aussi incroyable que la parole d'un Neversois : des tortues de mer, des routes de rêve (circuit de Nevers-Magny-Cours, au pied du Morvan) envahis par 400 lapins (soit 20 rangés de 20, ou encore 800 oreilles…), des monstres marins en putréfaction recrachés par les tumultes mortelles de la Loire, des gros lapins de 120 kg qui font des sauts de biches, ou encore des rats qui font des bonds d'1m80… Beaucoup de surprises m'attendaient à Nevers, alors que je n'étais armée que de mon Laguiole et d'une Maglight.

Nevers - Photo de Loïc Corbasson (Wikipédia)

Nevers – Photo de Loïc Corbasson (Wikipédia)


Neversland

L'une des plus belles et qui me ravie toujours aujourd'hui, c'est un dîner chez Marie-Hélène et Jean-Michel Couron. Je me suis un jour laissée tenter par leur restaurant étoilée au Guide Michelin : carte sobre, menu attractif, fromages et vins "du pays".

C'était il y a 8 ans, et je me souviens encore de cette salade de shiitakés ("il paraît qu'elles poussent dans les caves des fermes tenues par des chinois ! J'ai une amie qui allait leur porter à manger tous les jours dans les sous-sols sombres et humides…").

Et ce double chariot de fromages de chèvre, de différents affinages et de toutes les formes possibles et imaginables. Et cette boîte magique de pan masala en fin de repas !

Bref, bienvenue chez JM Couron le petit restaurant étoilé de N'vers.
(Photo de ma Claire)

Parmi les différents amuse-bouches offerts, il y avait un crémeux de petits pois : simple mais efficace, j'adore !

En entrée, ma Claire a pris La barre de gelée de ratatouille aux écrevisses, encre de seiche et basilic en condiment, et moi Les lamelles de pintade au tandoori, rouleau de champignons shiitakes et noisettes torréfiées, pâte de noisettes (oui, des shiitakés neversois !).

Puis, nous avons choisi Le merlu grillé sur peau avec une sauce au lait de coco et des poivrons.

Et en dessert, dur dilemme entre l'accord thym/pêche et verveine/abricot. Du coup, on a pris les deux : Le sablé breton au thym et quartiers de pêche relevés de piment d’Espelette, caramel beurré au thé vert et Sur un craquant au sarrasin, une mousse de fromage blanc à la verveine bio, abricots rôtis au sucre roux et granité de verveine.

Photo de ma Claire, bien plus douée que moi !

Photo de ma Claire, bien plus douée que moi !

Et que serait un bon repas bourguignon sans un nectar digne de ce nom ? Je devais laisser mon experte es vins choisir, mais vue combien elle était en transe devant la carte, j'ai quand même donné mon avis ;-) Nous avons tenté une appellation inconnue au bataillon : l'Auxey-Duresse, petit AOC communale du village du même nom, situé en côte de Beaune.

C'est un vin blanc, juste délicieux ! Il est fin, bien balancé, plutôt acidulé et très fruité. Il a été parfait sur le poisson, les fromages de chèvres, la fourme (mon péché mignon) et les desserts aux fruits.

C’est un vin blanc, juste délicieux ! Il est fin, bien balancé, plutôt acidulé et très fruité. Il a été parfait sur le poisson, les fromages de chèvres, la fourme (mon péché mignon) et les desserts aux fruits.

Merci à ma Claire d'avoir partagé ce moment gastronomique et ensoleillé avec moi ! Bon, ok, cela fait 5 ans que je te l'avais promis… (Et merci pour les photo!)

Neversland

First time I was in Nevers (Burgundy), people awared me from urban mythes : closet in the garden, electricity squeezed from 8PM, cows, cows and cows, more than people… And that in Nevers, there is no so much things to do except drinking !

Finally, it was not so borring thanks to flora, and Nevers's fauna. It is as incredible as what a Neversois (people from Nevers) could say : sea tortles, amazing roads (Nevers-Magny-Cours's circuit, Morvan montains…) invaded by 400 little rabbits (or 20 rows of 20 or 800 heards), ocean's monster rejected by the deadly Loire river, huge 120 kg rabbits which jump like does or rats who jump higher than 1m80… So much surprises in Nevers while I was only taking my Laguiole knife and a Maglight !

One of the best and that always delights me is a dinner at Marie-Hélène and Jean-Michel Couron. I was appealed to their restaurant, Michelin starry : simple and so attractive menu, cheeses and local wines. It was 8 years ago, but I still remembering that shiitakes mushrooms salad ("It seems that mushrooms grow in a chinese farm's cellar ! A friend of mine used to bring them every day their meals, in the dark and humid underground…"). And that double trolleys full of goat cheeses. And that magic little boxe of pan masala at the end of the meal !

In short, welcome to JM Couron, the little starry restaurant of Nevers.

Among the various appetizers offered, there is a peas cream: simple but effective, I love it !

First course : Claire have a Bar jelly ratatouille with crayfish, squid ink and basil condiment. And I, Slats tandoori guinea-fowl, roll shiitake mushrooms and roasted hazelnuts, hazelnut paste (yes, neversois shiitake !).

Then, we choose the Hake grilled on the skin with coconut milk sauce and peppers.

And for dessert, hard dilemma: thyme/peach vs verbena/apricot. So, we took the two: The thyme shortbread and peaches with Espelette pepper, caramel buttered green tea flavoured and Ona buckwheat creisp, white cheese foam with verbena, organic roasted apricots brown sugar and lemon verbena granita

And what would a good meal without a Burgundian nectar worthy of the name? I let my wines doctor choose. But to how she is in a trance in front of the card, I give my opinion ;-) We try an unknown AOC: the Auxey-Duresse, the small communal AOC village of the same name, located in the Côte de Beaune.

It is a white wine, just delicious! It is fine, well balanced, rather tart and fruity. He was perfect on fish, goat cheese, Fourme (my guilty pleasure) and fruit desserts.

Thanks to my Claire for sharing with me this sunny gourmet moment! Ok, it has been 5 years since I had promised … (And thank you for the photo!)

Loupiac : le « sweet Bordeaux » à découvrir

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Vue sur le domaine du Château Dauphine-Rondillon - View on domain from the Château Dauphiné-Rondillon

Vue sur le domaine du Château Dauphine-Rondillon – View on domain from the Château Dauphiné-Rondillon



Le Château de Rouquette appartient à la famille Darriet depuis 1962. Situé sur le plateau du Loupiac (Bordelais), il produit un AOP Bordeaux en blanc sec, rouge et rosé, ainsi que du moelleux : le fameux Loupiac.

Mais le Château de Rouquette, c’est surtout Sandrine Darriet-Froléon. Cette femme dynamique et ultra amoureuse de ses métiers de vigneron et de professeur. Elle m’a expliqué tous les secrets du Botrytis qui permet de transformer les grains de Sémillon en merveilleux breuvage… Mais ça, c’est pour un prochain item.

Sandrine et son frère s’occupent passionnément des domaines dont ils ont hérités. Ils m’ont accueillie chez eux, présenté leur terroir, expliqué leur métier et partagé leur amour du Loupiac. Qu’il est agréable d’échanger avec des personnes passionnées ! D’ailleurs, si vous passez dans le coin, passez les voir au Château Dauphiné-Rondillon !

Note de dégustation du Loupiac :

Joli nez d’agrumes frais. Belle attaque en bouche souple et soyeuse et particulièrement intense en arômes de fruits blancs (agrumes, péches, abricots). Belle acidité donnant une vraie élégance. Finale ronde et souple. En accord avec de la mangue, c’est sublime !

Et retrouvez aussi la dégustation du Loupiac sur la nouvelle carte des restaurants Noble House à Shanghai.

Loupiac : THE « sweet Bordeaux » to discover

The Château de Rouquette has belonged to the family Darriet since 1962. Located in Loupiac (Bordeaux area), it produces AOP Bordeaux wines : a dry white wine, a red wine and pink wine, and a sweet wine : the famous Loupiac.

The most representative of Château de Rouquette, is Ms Sandrine Darriet-Froléon. This dynamic woman is found of her winemaker and teacher’s jobs. She explained me all the secrets of Botrytis that turns Semillion grappes to a wonderful drink … But that is for a future item.

Sandrine and her brother takes care passionately areas they inherited. They welcomed me home, presented their soil, explained their work and shared their love of Loupiac. It’s nice to talk with people who are passionate! Besides, if you’re in the neighborhood, go see them at Château Dauphine-Rondillon!

Tasting notes of Loupiac:

Nice nose of fresh citrus. Beautiful palate soft and silky and particularly intense aromas of white fruits (citrus, peaches, apricots). Acidity giving a true elegance. Final round and soft. In agreement with mango, it is sublime!

Here the tasting of Loupiac on the new menu of Noble House restaurants in Shanghai.

Ah oui, la petite exclus quand même : le Loupiac de 1960 est un pur nectar :-) And the exclusivity: the Loupiac of 1960 is pure nectar !

Ah oui, la petite exclus quand même : le Loupiac de 1960 est un pur nectar :-) And the exclusivity: the Loupiac of 1960 is pure nectar !

Dégustation Loupiac Château de Rouquette chez Noble House Shanghai

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J’ai eu la chance d’assister à la création de la nouvelle carte 2012 de la fameuse chaîne de restaurants Noble House. C’est une « chaîne » d’une certaine classe pour deux choses : d’une part Noble House est spécialisé dans les mets Shanghaiens, d’autre part chaque restaurant est soignement aménagé dans un pavillon de l’époque coloniale des années 30′s.

I had the chance to witness the creation of the new 2012 menu of the famous restaurant chain Noble House. This is a « chain » of a certain class for two things: first of all Noble House specializes in Shanghainese dishes, on the other hand each restaurant is housed in a pavilion from the colonial era of the 30′s.

Noble House Shanghai - China

Noble House Shanghai – China



La cuisine de Shanghai propose des ingrédients nobles de la mer : coquillages, crustacées… De plus, la province de Shanghai, « la ville au dessus de la mer », se situe également sur la rivière Huang pu et à l’embouchure du fleure Yangzi jiang. Ainsi, ses plats de poissons de rivière, ainsi que ses crabes sont également très réputés.

Le Chef de Noble House a pris la merveilleuse initiative d’axer sa nouvelle carte sur les produits bruts et nobles offerts par son terroir. Il assaisonne peu, dose minutieusement les sauces et choisit des ingrédients purs et bons. Une très belle démonstration !

Shanghai cuisine offers noble ingredients from the sea: the sea shells, crustaceans … In addition, the province of Shanghai, « the city above the sea », is also on the Huang Pu River and the mouth of the Yangtze river. Thus, its freshwater fish dishes, as well as his crabs are also famous. Noble House’s Chef has taken the wonderful initiative to focus on raw and noble ingredients offered by its soil. This little seasoning, the carefully metered sauces and the choice of pure and good ingredients. A very nice demonstration !



Nous avons ainsi goûter les fameux sashimis du Chef, accompagnés de leur vinaigre de fruits maison et d’un wasabi fort en goût (et tellement appréciable quand on ne supporte pas le piment rouge !).

Entre autres plats de poissons, d’abalone et de concombre de mer, mon coup de coeur a été pour ce petit cucurbitacé farci de chair de crabe : fin et moelleux, légèrement sucré et teinté de goût de noisette, mais surtout très peu assaisonné pour laisser flotter l’umami du crabe. :-)

We try the famous Chef’s sashimi, accompanied by their homemade fruit vinegar and wasabi which has a strong taste (and so nice sensation when you can not stand the red pepper fire !).

Among other dishes of fish, abalone and sea cucumber, my favorite was this small cucurbitacé stuffed with crab meat: thin and soft, slightly sweet and nutty flavor tinged, but especially for very few seasoned that make umami flavour floats. :-)



Puis, ce qui vint sublimer et que sublima notre Loupiac fût ces tranches de foie gras de canard mi-cuit, servies avec des oeufs de cent ans. Une belle idée : les oeufs de cent ans sont des oeufs de cane. Leure texture après macération est curieusement crémeuse, ce qui ce marie bien avec le fondant du foie gras.

Typiquement, les oeufs de cent ans sont rustiques, mais remplis de symbole. Ne pas présenter des oeufs à un repas, aussi riche soit-il, c’est comme s’il manquait un je-ne-sais-quoi de conviviale. C’estle paradoxe chinois.

Then came what sublimate and was sublimated by our Loupiac : slices of duck foie gras mi-cuit served with hundred years eggs. A beautiful idea: the eggs are duck eggs. Their texture after aged is surprisingly creamy, which it blends well with the melting of the foie gras.

Typically, hundred years eggs are hardy, but filled symbol. However prosperous is the meal, do not propose eggs, a je-ne-sais-quoi friendly is missing. This is the Chinese paradox.

Château de Rouquette, Loupiac, Bordeaux. Blanc moelleux. Couleur dorée, nez fleuri, bouche généreuse, d'agrume et longueur en bouche légèrement salé.  Sweet white. Golden color, floral nose, generous mouth, citrus and slightly salty aftertaste.

Château de Rouquette, Loupiac, Bordeaux. Blanc moelleux. Couleur dorée, nez fleuri, bouche généreuse, d’agrume et longueur en bouche légèrement salé. Sweet white. Golden color, floral nose, generous mouth, citrus and slightly salty aftertaste.

Noble House
Building n°1, n°46 Anting road, Xuhui district, Shanghai